Vol de 100 millions FCFA : Le fils du magistrat passe aux aveux et disculpe son père
Le dossier du vol spectaculaire de 100 millions de francs CFA connaît un rebondissement majeur. Initialement accusé d’avoir dérobé cette somme dans l’armoire de son propre père — un magistrat en service au Pool judiciaire financier — le jeune M. L. Sy a fini par rétropédaler. L’enquête de la Sûreté urbaine révèle qu’il s’agissait d’une mise en scène destinée à protéger ses complices, le véritable butin provenant d’un vol commis dans le véhicule d’un particulier.
Le film d’un larcin audacieux
Tout commence au rond-point Liberté 6. A. Sarr, 22 ans, se fait passer pour un élève en mécanique automobile au centre Sénégal-Japon pour aborder A. Ndiaye, le propriétaire d’un véhicule qu’il juge « joli ». Sous ce prétexte, il obtient l’autorisation de s’installer au volant pour le contempler.
C’est là que le suspect met en place un stratagème simple mais efficace : il bloque légèrement la portière pour empêcher le verrouillage à distance lorsque le propriétaire s’éloigne et active sa clé. Une fois le champ libre, il s’empare du sac contenant 100 millions de francs CFA, une somme destinée, selon la victime, à l’achat d’une villa à Grand-Dakar.
Une fausse confession pour protéger le gang
Après l’arrestation de la bande, M. L. Sy (21 ans) avait pris sur lui de déclarer aux enquêteurs qu’il avait volé l’argent chez son magistrat de père. Une version qui a volé en éclats face aux investigations policières. Confronté aux éléments matériels, l’élève a fini par admettre avoir menti pour couvrir ses acolytes. Le magistrat est ainsi totalement mis hors de cause.
Des dépenses somptueuses et une arrestation en série
Le train de vie des suspects après le vol a rapidement attiré l’attention. Avec une partie du butin, la bande avait déjà acquis un véhicule de luxe au nom de M. L. Sy. C’est au moment où ils tentaient d’acheter une seconde voiture que les policiers les ont cueillis. Lors de l’interpellation, les forces de l’ordre ont récupéré la somme de 25 475 000 francs CFA en espèces, ce qui laisse supposer que le reste du butin a déjà été dissipé.
Les quatre mis en cause restent entre les mains de la Sûreté urbaine et devraient être présentés prochainement au procureur de la République pour répondre de ces faits de vol en réunion et d’association de malfaiteurs.

