Souveraineté alimentaire : Ousmane Sonko impose le riz local dans tous les marchés publics

Souveraineté alimentaire : le PM Ousmane Sonko impose le riz local dans les  achats des structures publiques - EmediaSN

DAKAR – Le gouvernement passe de la parole aux actes pour soutenir la filière rizicole. Par une circulaire datée du 26 février 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a ordonné à l’ensemble des ministères et institutions publiques d’accorder une « priorité absolue » au riz sénégalais dans leurs commandes et contrats de fourniture.

Par la Rédaction

C’est ce qu’on appelle un « coup de pouce primatorial » décisif. Face aux difficultés récurrentes d’écoulement de la production nationale et à la concurrence agressive des importations, le chef du gouvernement a décidé d’utiliser le levier de la commande publique pour doper la consommation locale.

L’État, premier client des riziculteurs

La directive est sans équivoque : tout marché public portant sur la fourniture de denrées alimentaires devra désormais privilégier le riz produit et transformé au Sénégal. Cette mesure concerne aussi bien les cantines scolaires, les hôpitaux, les casernes militaires que les programmes d’assistance sociale.

L’objectif est double :

  1. Désengorger les stocks : Permettre aux producteurs de la Vallée du fleuve Sénégal et de la Casamance d’écouler leurs récoltes en attente.
  2. Soutenir la balance commerciale : Réduire la dépendance aux devises étrangères en substituant le riz importé (souvent d’Asie) par le produit du terroir.

Un signal fort pour la souveraineté alimentaire

Cette décision s’inscrit dans la vision de souveraineté alimentaire prônée par les nouvelles autorités. En garantissant un débouché sûr et massif, le gouvernement espère rassurer les investisseurs privés et encourager les riziculteurs à augmenter leurs surfaces emblavées.

Cependant, ce volontarisme politique pose des défis logistiques. Pour que le riz local s’impose réellement, les acteurs de la filière devront assurer :

  • La qualité du calibrage : Un riz propre, sans brisures excessives ni impuretés.
  • La régularité de l’offre : Capacité à livrer des volumes importants de manière constante.
  • La compétitivité des prix : Aligner les coûts de production locaux sur les standards du marché pour ne pas alourdir la dépense publique.

Un cadre de contrôle rigoureux

Pour éviter tout contournement, les services de la Primature et le ministère des Finances veilleront strictement au respect de cette circulaire lors de l’approbation des dossiers d’appel d’offres. Les fournisseurs de l’État devront désormais prouver l’origine locale de leurs stocks pour être éligibles aux marchés de denrées.

Avec cette « priorité absolue », Ousmane Sonko transforme la commande publique en un véritable instrument de patriotisme économique. Reste maintenant aux producteurs et transformateurs à relever le défi de la qualité pour que le riz sénégalais ne soit pas seulement un choix politique, mais le premier choix des consommateurs.

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