Universités : Le Ministre Daouda Ngom installe le Comité de dialogue social pour « désamorcer » les crises

Le comité du dialogue national de l'enseignement supérieur ...

Face à l’instabilité chronique qui secoue les temples du savoir, le gouvernement sénégalais passe à l’offensive préventive. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, a officiellement installé ce jeudi 26 février 2026, à Diamniadio, le Comité du dialogue social du sous-secteur (Cds-Sesri).

DIAMNIADIO – C’est un pas de géant vers la pacification de l’espace universitaire. Dans les locaux ultra-modernes de la sphère administrative, une nouvelle instance a vu le jour pour agir comme un bouclier contre la violence et l’instabilité pédagogique. Composé de 18 membres issus de six familles d’acteurs (syndicats, administration, étudiants, etc.), ce comité sera le nouveau poumon diplomatique de l’enseignement supérieur.

Une mission de veille et d’anticipation

Pour le ministre Daouda Ngom, l’enjeu dépasse la simple gestion de crise. Le Cds-Sesri ne doit pas être perçu comme un organe de négociation syndicale classique, mais comme un mécanisme de veille stratégique.

« Il s’agit d’anticiper et de désamorcer les tensions pour que les scènes de violence ne viennent plus entacher les temples du savoir », a martelé le ministre devant un parterre de recteurs et de représentants syndicaux.

Le Pr Lamine Guèye aux commandes

La présidence de cette instance cruciale a été confiée au Pr Lamine Guèye. Ancien recteur et figure respectée du monde académique, il apporte avec lui une expertise reconnue en médiation. Dès son installation, il a fixé le cap : restaurer une confiance mutuelle souvent érodée par des années de bras de fer.

Le comité est appelé à fonctionner comme un véritable baromètre du climat social, capable de détecter les signaux faibles avant que la contestation ne se transforme en affrontement physique sur les campus.

Un soutien institutionnel fort

La cérémonie a également enregistré la présence de Mamadou Lamine Dianté, président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS). Ce dernier a rappelé une vérité fondamentale : la stabilité est le socle de toute réforme pédagogique sérieuse. Sans concertation permanente, les progrès scientifiques et académiques du Sénégal resteront otages des cycles de grèves.

En clôturant la séance, le ministre Daouda Ngom a exhorté les 18 commissaires à faire preuve d’une rigueur absolue et à placer l’intérêt général au-dessus des intérêts catégoriels.

Avec l’installation de ce comité, le Sénégal se dote d’une infrastructure immatérielle pour protéger ses universités. Le défi reste maintenant de transformer ces intentions en actes concrets lors des prochaines tensions inévitables sur le front des bourses ou des conditions de travail.

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