Pikine : Une « mamie » voleuse déférée au parquet après avoir dépouillé tout un quartier
L’habit ne fait pas le moine, et l’âge ne garantit pas toujours la sagesse. Nd. Ndiaye, une sexagénaire au stratagème bien rodé, a été interpellée ce mercredi 25 février 2026 dans le quartier Trésor (Pikine). Sous ses airs de grand-mère inoffensive, elle vidait les cuisines et les salons de ses voisins en plein Ramadan.
PIKINE – Le quartier Trésor pensait avoir trouvé une nouvelle voisine paisible, il avait en réalité affaire à une redoutable opportuniste. Profitant du calme plat qui règne sur la zone industrielle les matins de jeûne, la suspecte s’était spécialisée dans le « vidage » de domiciles.
La fin de parcours signée par un ex-commandant
La série de vols s’est arrêtée net grâce à la vigilance d’un habitant pas comme les autres : un ancien commandant de police, aujourd’hui à la tête du comité de vigilance local. Ce dernier l’a surprise alors qu’elle s’extirpait d’une concession, un grand bol à la main et une bonbonne de gaz sous le bras.
Acculée, la sexagénaire a tenté un coup de bluff audacieux : se présenter comme une nouvelle locataire venant tout juste d’emménager. Malheureusement pour elle, les cris de détresse d’une véritable habitante, victime de ses rapines quelques minutes plus tôt, ont rapidement fait tomber le masque.
Le « catalogue » des larcins de la sexagénaire
Les perquisitions et les témoignages recueillis par les enquêteurs dessinent le profil d’une voleuse aux besoins très domestiques, bien que des objets plus onéreux soient évoqués :
- Rations alimentaires : Riz, huile et denrées de première nécessité.
- Équipement de cuisine : Bonbonnes de gaz et ustensiles divers.
- Électronique : Elle est fortement soupçonnée d’être impliquée dans la disparition de trois téléviseurs dans le secteur.
Une défense entre amnésie et folie
Conduite au commissariat de Pikine, Nd. Ndiaye a tenté de jouer sa dernière carte devant les policiers : la simulation. Elle a tour à tour prétendu souffrir de troubles mentaux et de pertes de mémoire sévères pour justifier la présence d’objets volés entre ses mains.
Cependant, la multiplication des témoignages — allant d’un imam respecté à une domestique, en passant par plusieurs pères de famille — a fini par sceller son sort. Face à la constance des récits et à l’évidence du flagrant délit, sa stratégie n’a pas convaincu les enquêteurs.
Conclusion judiciaire
La « mamie » du quartier Trésor a finalement été déférée au parquet pour vol et récidive. Elle attend désormais son jugement, laissant derrière elle un quartier qui pourra enfin vivre la fin de son mois de Ramadan avec un peu plus de sérénité.

