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Crise à l'APR : Une conférence de presse sous haute tension tourne à l'affrontement avec les médias -

Crise à l’APR : Une conférence de presse sous haute tension tourne à l’affrontement avec les médias

Le siège de l’Alliance Pour la République (APR) a été le théâtre de scènes de confusion et d’agressivité ce mardi 13 janvier 2026. Alors qu’une rencontre avec les médias était prévue à 17 heures, les débats n’ont jamais pu démarrer, laissant place à des altercations musclées entre militants et professionnels de l’information.

L’étincelle : les révélations sur Farba Ngom

Le climat, déjà pesant, a basculé après la sortie médiatique de la ministre de la Justice, Yacine Fall, concernant les conditions de détention de Farba Ngom. C’est l’intervention en direct d’un militant du député-maire qui a mis le feu aux poudres. En tentant de commenter les allégations portant sur la présence de contenus pornographiques dans le téléphone de son leader, ce dernier a tenu des propos d’une extrême sensibilité, provoquant une réaction épidermique parmi les partisans présents.

Journalistes pris à partie et chassés

Très vite, la colère des militants s’est retournée contre les journalistes. Accusant certains médias de partialité dans le traitement de l’affaire Farba Ngom, des groupes de sympathisants s’en sont pris verbalement aux reporters, exigeant leur départ immédiat des lieux.

« Sortez ! Vous ne cherchez qu’à salir nos leaders ! », pouvait-on entendre dans une atmosphère de plus en plus électrique, empêchant tout travail d’information serein.

Un silence inquiétant de la direction du parti

Malgré l’escalade de la tension et l’obstruction faite au travail des journalistes, aucune figure de proue de l’APR n’est intervenue dans l’immédiat pour ramener le calme ou justifier le retard de la conférence de presse. Ce silence a renforcé l’indignation des professionnels des médias, qui dénoncent une atteinte grave à la liberté de la presse et à la sécurité des reporters sur le terrain.

Un contexte de plus en plus crispé

Cet incident illustre une nouvelle fois la détérioration des relations entre le monde politique et le quatrième pouvoir au Sénégal. En période de crise judiciaire touchant des figures majeures de l’ancien régime, les médias se retrouvent souvent en première ligne, cibles de la frustration des partisans.

À l’heure actuelle, la conférence de presse de l’APR reste suspendue. Cet épisode soulève des interrogations sur la capacité des formations politiques à encadrer leurs militants et à respecter le rôle d’information des journalistes, même dans la tourmente.

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