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Campagne Arachidière 2026 : Le COPEGA verrouille le prix à 305 FCFA et cible 450 000 tonnes à l'export -

Campagne Arachidière 2026 : Le COPEGA verrouille le prix à 305 FCFA et cible 450 000 tonnes à l’export

Le ton est désormais donné pour la campagne de collecte d’arachide. Dans un souci de transparence et de protection des revenus ruraux, le Collectif des opérateurs économiques et exportateurs d’arachide (COPEGA) a réaffirmé son engagement sur le prix plancher, tout en dévoilant des ambitions d’exportation records.

305 FCFA : Un prix plancher sous haute surveillance

Le prix plancher de 305 FCFA le kilogramme ne sera pas une simple recommandation. Le COPEGA a été catégorique : ce tarif sera scrupuleusement respecté par l’ensemble des opérateurs. Pour garantir cette équité envers les producteurs, des mesures de coercition ont été prévues. Tout contrevenant s’exposera à des sanctions sévères prévues par la loi, pouvant aller de lourdes amendes au retrait pur et simple des licences d’exportation.

Une ambition d’exportation entre 300 000 et 450 000 tonnes

Malgré les débats sur l’approvisionnement des huileries locales, le COPEGA a annoncé des prévisions de collecte pour l’exportation particulièrement robustes. Les besoins sont estimés dans une fourchette allant de 300 000 à 450 000 tonnes.

Ce volume massif témoigne de la forte demande du marché international, notamment de la part des partenaires asiatiques, et confirme la place centrale du Sénégal sur l’échiquier mondial de l’arachide. Pour les exportateurs, ce tonnage est essentiel pour maintenir la balance commerciale du pays et assurer une entrée de devises étrangères vitale pour l’économie nationale.

Un équilibre fragile à maintenir

L’annonce de ces chiffres met toutefois la pression sur la transformation locale. L’enjeu des prochaines semaines sera de s’assurer que cette ambition d’exportation ne se fasse pas au détriment des usines nationales de trituration.

Le COPEGA, en réaffirmant le respect du prix légal, espère ainsi apaiser les craintes du ministère de l’Agriculture et démontrer que les exportateurs sont des acteurs responsables, capables de booster le pouvoir d’achat des paysans tout en respectant le cadre réglementaire souverain.

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