Filière Arachide : Le COPEGA invoque l’héritage de 2010 pour défendre la liberté des prix

Dans son bras de fer actuel avec le ministère de l’Agriculture, le Collectif des opérateurs économiques et exportateurs d’arachide (COPEGA) a décidé de rafraîchir les mémoires. Le collectif rappelle un principe fondamental : depuis la libéralisation de 2010, le prix plancher fixé par l’État n’est qu’une base minimale, et non un plafond.
Le retour aux fondamentaux de la libéralisation
En invoquant la réforme de 2010, le COPEGA souligne une vérité historique : la libéralisation de l’exportation a été conçue pour briser les monopoles et permettre aux producteurs de bénéficier de la concurrence internationale. Selon le collectif, le respect du « prix plancher » a toujours été la règle d’or, mais la capacité des exportateurs à offrir des prix supérieurs est le moteur essentiel de la motivation des paysans.
Le prix plancher : un filet de sécurité, pas un carcan
Pour le COPEGA, toute tentative de restreindre les exportations ou d’imposer des contraintes tarifaires revient à remettre en cause les acquis de 2010. Le collectif soutient que :
- Le prix plancher sert de garantie contre l’effondrement des cours.
- Le marché libre permet aux exportateurs de s’aligner sur les cours mondiaux (Chine, Europe), souvent bien plus élevés que les prix locaux.
- L’équilibre de la filière repose sur cette liberté d’achat qui assure des revenus records aux populations rurales.
Un message adressé au nouveau régime
Ce rappel historique est une réponse directe aux velléités de régulation plus stricte affichées par les nouvelles autorités. En rappelant que les achats se font « au moins » au prix plancher depuis 16 ans, le COPEGA met le ministère devant ses responsabilités : toute mesure limitant les exportateurs pourrait être perçue comme un recul par rapport à une réforme qui a fait ses preuves.
Le collectif appelle donc à maintenir cet écosystème qui permet au Sénégal de rester compétitif sur le marché mondial tout en garantissant la survie des huiliers nationaux par d’autres leviers que la contrainte administrative.

