1er Mai – Le SYNPICS alerte sur la précarité des journalistes et appelle à une presse souveraine et protégée

1er Mai – Le SYNPICS alerte sur la précarité des journalistes et appelle à une presse souveraine et protégée

À l’occasion de la Fête internationale du Travail célébrée ce 1er mai, le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) a fait entendre une voix forte pour dénoncer les conditions de travail précaires des journalistes et techniciens des médias au Sénégal. Son secrétaire général, Moustapha Cissé, a tiré la sonnette d’alarme lors de la remise officielle des cahiers de doléances.

Une crise profonde dans les médias publics et privés

Devant le président de la République et plusieurs leaders syndicaux, Moustapha Cissé a décrit une situation alarmante :

« Dans les médias publics, les injustices sont structurelles : salaires suspendus, reclassements bloqués, affectations arbitraires. Dans le secteur privé, les journalistes font face à l’absence de protection sociale, aux retards de paiement, aux suppressions de salaires et au non-respect de la convention collective ».

Pour le SYNPICS, ces atteintes aux droits des travailleurs des médias ne sont pas seulement des injustices sociales : elles affaiblissent l’indépendance de la presse sénégalaise et compromettent la souveraineté médiatique nationale.

Une vision pour une presse indépendante, équitable et souveraine

Le syndicat, récemment renouvelé lors de son 11ᵉ congrès ordinaire, entend mener un combat structuré pour une presse forte et libre.

« Nous voulons une presse bien organisée, équitablement régulée, mais résolument indépendante », a martelé Moustapha Cissé.

Cette vision repose sur trois piliers stratégiques :

  1. Indépendance structurelle : condition indispensable à l’existence d’une presse libre ;
  2. Régulation impartiale : pour assurer la transparence des financements et le respect des statuts professionnels ;
  3. Valorisation des professionnels des médias : notamment par la reconnaissance des journalistes et techniciens comme des « bâtisseurs de vérité ».

Des revendications concrètes pour un secteur durable

Le SYNPICS appelle à la formalisation des contrats de travail, au respect des droits sociaux fondamentaux, ainsi qu’à un investissement dans la formation continue des professionnels du secteur.

« Il est temps de sécuriser le travail des journalistes, de reconnaître leur rôle essentiel et de leur garantir des conditions de travail décentes », a insisté M. Cissé.

Enfin, il a exhorté l’État à accompagner la presse face aux défis de la transformation numérique :

« Une presse souveraine est aussi une presse responsable, dotée d’outils modernes pour répondre aux enjeux du digital », a-t-il conclu.

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