Thiès en deuil : disparition de El Hadji Djiby Diagne, « Mon Parent », une figure de la solidarité

La ville de Thiès est en deuil après le rappel à Dieu de El Hadji Djibril Diagne, plus connu sous le surnom de « Djiby Diagne Mon Parent ». Figure respectée de la cité du Rail, il laisse derrière lui l’image d’un homme d’affaires engagé et d’un grand acteur de la solidarité sociale.
Né en 1940 à Pire Goureye, El Hadji Djiby Diagne s’installe à Thiès en 1968, avec l’ambition de construire son parcours professionnel. Après avoir exercé les fonctions de gérant au sein de la société Bata, il se lance dans l’entrepreneuriat et fonde sa propre structure baptisée « Mon Parent, au service de la Nation », une philosophie qui résumait son engagement au service des autres.
Dans le secteur des pièces détachées automobiles, il s’impose progressivement comme un pionnier sénégalais, dans un environnement alors largement dominé par des opérateurs étrangers. Son parcours est marqué par la rigueur, le travail et une forte capacité d’adaptation.
Mais c’est surtout son action sociale qui aura marqué les mémoires. Pendant plusieurs décennies, El Hadji Djiby Diagne a multiplié les gestes de solidarité en faveur des populations : soutien aux familles démunies, accompagnement de transporteurs, prise en charge de soins médicaux, aide aux malades et assistance aux personnes en difficulté. Sa demeure était également devenue un lieu d’accueil pour de nombreux patients venus chercher soutien et réconfort.
Son engagement dépassait les frontières de Thiès. Il a apporté son soutien à des mosquées, des écoles, des daaras, des structures sanitaires et à diverses initiatives humanitaires à travers le Sénégal.
La dimension exceptionnelle de son action lui a valu une reconnaissance officielle de l’État, avec plusieurs distinctions, dont l’Ordre national du Mérite et l’Ordre national du Lion.
Avec la disparition de « Djiby Diagne Mon Parent », Thiès perd une personnalité attachante, un entrepreneur visionnaire et un philanthrope dont l’empreinte restera durable dans la mémoire collective.
Que Dieu lui accorde Sa miséricorde et l’accueille au Paradis.

