SOS Ngolanem : Les populations dans la rue contre l’oubli et l’insalubrité

Situé à la lisière des communes de Mbadakhoune et de Kaolack, le quartier de Ngolanem est en ébullition. Ce dimanche, une marée humaine a investi les rues pour dénoncer des conditions de vie jugées « moyenâgeuses ». Entre pénurie d’eau, pollution étouffante et insécurité, les résidents lancent un ultime avertissement aux autorités.

Le calvaire de la décharge et de la soif

Le porte-parole du jour, Mamadou Thiam, n’a pas mâché ses mots pour décrire l’urgence sanitaire. Au cœur des revendications figure la décharge d’ordures de Ngolanem Extension. Véritable bombe écologique, elle est accusée par les riverains d’être la source principale de maladies pulmonaires chroniques et de nuisances olfactives insupportables.

À ce fléau s’ajoute une crise de l’eau sans précédent. Depuis trois mois, les robinets sont à sec. Pourtant, le paradoxe est total : l’opérateur agréé continue d’envoyer des factures dont les montants ne cessent de grimper. « C’est une injustice sociale flagrante », s’insurge un manifestant.

Un enclavement qui tue

L’isolement de Ngolanem atteint des sommets critiques, particulièrement lors de l’hivernage. L’état de la voirie est tel que le quartier devient une zone interdite pour les secours.

  • Le témoignage choc : En cas d’urgence médicale, les ambulances ne peuvent plus accéder au quartier, laissant les malades et les femmes enceintes à leur triste sort.
  • L’impact : Ce défaut d’aménagement entrave toute perspective de développement économique pour cette zone charnière.

Le spectre de l’insécurité

Situé au carrefour de deux collectivités territoriales, Ngolanem semble être devenu un « no man’s land » où la délinquance prospère. Face à la passivité des autorités, les habitants proposent une solution radicale : la création de brigades communautaires pour assurer eux-mêmes leur protection. Les litiges fonciers sur les zones de réserve viennent noircir un tableau déjà sombre, créant un climat de tension permanente.

Un appel à la concertation intercommunale

Pour sortir de l’impasse, les populations exigent une rencontre d’urgence entre les mairies de Kaolack et de Mbadakhoune sous l’égide de l’État. Sans une intervention rapide pour l’accès aux services sociaux de base, le mouvement de protestation menace de se durcir dans les prochains jours.

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