Sonko durcit le ton contre les syndicats à l’Assemblée
Dakar, 26 février 2026 – Lors de son passage à l’Assemblée nationale le 24 février, le Premier ministre Ousmane Sonko a fustigé les « excès » syndicaux. « Il n’y a pas encore une richesse à se partager », a-t-il lancé, refusant des concessions immédiates.
Écho au discours de Macky Sall
Sonko invoque un déficit budgétaire incompatible avec des revendications « coûte que coûte ». Il accuse les syndicats d’ouvrir « une nouvelle porte » à chaque accord, évoquant même des « revendications émergentes » absurdes. Le pays ne se limite pas aux 200 000 fonctionnaires et étudiants.
Historique des tensions salariales
Macky Sall adoptait un ton similaire : en 2016, refusant les « largesses » pour une minorité ; en 2019, « pas la peine de demander des augmentations » faute de moyens. Malgré les fermetés, il céda en 2022 avec des hausses de 150 000 à 350 000 FCFA pour les enseignants.
Perspectives sous Sonko
Les syndicats, habitués aux ponctions salariales (2015-2022), restent mobilisés. Sonko, gardien de la « révolution », résistera-t-il ou négociera-t-il comme son prédécesseur ? Les retenues actuelles (jusqu’à 200 000 FCFA) ravivent le bras de fer.

