Kaffrine / Front social : Les enseignants durcissent le ton contre les ponctions et réclament leurs logements (ZAC)

Kaffrine : le G7 déroule son quatrième plan d'action - APS

KAFFRINE — La mobilisation ne faiblit pas dans le Ndoucoumane. Ce mardi 3 mars 2026, à l’occasion du cinquième plan d’action du G7 et du SAEMS, les enseignants se sont réunis en assemblée générale délocalisée à l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF). Au cœur des débats : la « spoliation » salariale et l’accès aux Zones d’Aménagement Concertées (ZAC).

Par la Rédaction

À Kaffrine, le mot d’ordre national a trouvé un écho retentissant. Après un débrayage largement suivi dès 9 heures du matin, les enseignants ont investi les locaux de l’IEF pour une démonstration de force et d’unité.

« Respecter les accords, pas renégocier »

Pour les responsables syndicaux, le gouvernement fait fausse route en tentant d’engager de nouveaux cycles de discussion. Wandifa Mané, secrétaire général régional du SAEMS et coordonnateur du G7, a été on ne peut plus clair sur l’objectif du mouvement.

« Nous ne sommes pas dans une dynamique de renégociation, mais dans une logique de respect des engagements déjà pris par l’État. Le passif social doit être apuré », a-t-il martelé devant une foule déterminée.

Les syndicats qualifient les ponctions salariales actuelles de « drastiques et arbitraires », estimant qu’elles agissent comme un carburant pour la contestation plutôt que comme un frein.

Le dossier brûlant des ZAC de Kaffrine

Outre les griefs nationaux, la spécificité locale de Kaffrine s’est invitée dans les revendications. La question des logements dans les Zones d’Aménagement Concertées (ZAC) devient un point de friction majeur. Souleymane Diongue, secrétaire régional du SELS, a lancé un avertissement ferme au ministère de l’Urbanisme.

  • Exigence de régularisation : Les enseignants demandent la mise à disposition immédiate des habitations promises.
  • Revendication régionale : Si le dossier n’évolue pas, les syndicats de Kaffrine prévoient d’en faire un axe de lutte spécifique et autonome.

Une détermination renforcée par la pression

Loin de céder à l’intimidation administrative, les enseignants de Kaffrine affichent une sérénité combative. Pour Souleymane Diongue, la stratégie de pression de l’État est contre-productive : « Elle ne fait que nous rendre plus déterminés dans nos revendications. Nous ne demandons pas l’impossible, mais notre dû. »

Cette assemblée générale décentralisée à l’IEF, après celle de l’Inspection d’Académie, témoigne d’une volonté de structurer la lutte à l’échelle départementale pour maintenir une pression constante sur les autorités locales et nationales.

La crise scolaire à Kaffrine prend une double dimension : nationale par la défense du pouvoir d’achat, et locale par la question du droit au logement. En attendant une réponse concrète sur les ZAC et un retour à l’équité salariale, les enseignants du Ndoucoumane se disent prêts à inscrire leur combat dans la durée.

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