Grève à l’USSEIN : les étudiants du campus de Kaffrine dénoncent la précarité de leurs conditions de vie

Grève à l’USSEIN : les étudiants du campus de Kaffrine dénoncent la précarité de leurs conditions de vie

La tension est montée d’un cran à l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niasse (USSEIN), campus de Kaffrine, où les étudiants du département technique de l’élevage ont entamé, ce mercredi, une grève de 72 heures renouvelable.

Ce mouvement de contestation vise à dénoncer des conditions de vie et d’études jugées précaires, ainsi que le retard dans le paiement des bourses et le blocage des parcours académiques.


Des revendications claires face à un silence persistant

Lors d’un point de presse tenu sur le campus, les étudiants grévistes ont exprimé leur colère face au mutisme des autorités universitaires. Selon eux, les difficultés s’accumulent sans que des solutions concrètes soient apportées :

  • Bourses non versées,
  • Cours suspendus ou en retard,
  • Conditions d’hébergement et d’études déplorables,
  • Et manque d’encadrement pédagogique adapté.

« Trop, c’est trop ! », ont scandé les manifestants, exigeant une réaction immédiate des responsables administratifs de l’USSEIN pour éviter une aggravation de la crise.


Administration paralysée et climat tendu sur le campus

Dans le cadre de leur mobilisation, les étudiants ont bloqué l’administration du campus, perturbant ainsi le déroulement des activités pédagogiques et administratives. Ce blocus marque une montée en puissance du mouvement, qui reste pacifique mais sous haute tension.

Les grévistes préviennent : en l’absence de réponses satisfaisantes, ils n’excluent pas d’étendre la mobilisation à d’autres départements et de durcir les actions de protestation dans les prochains jours.


Une crise universitaire de plus en plus préoccupante

Ce nouveau front social à Kaffrine s’inscrit dans un contexte plus large de malaise dans l’enseignement supérieur sénégalais. Plusieurs universités à travers le pays font face à des retards dans les allocations de bourses, au manque d’infrastructures adaptées et à l’essoufflement du dialogue entre étudiants et autorités académiques.


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