Finances Publiques : Le Sénégal et le FMI planchent sur la transparence et la qualité des données (ROSC)

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DAKAR — Les relations entre Dakar et Washington franchissent une nouvelle étape technique. Ce vendredi 6 mars 2026, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a reçu une délégation du Fonds monétaire international (FMI). Au cœur de cette audience : l’élaboration du Rapport sur l’observance des normes et codes (ROSC), un exercice déterminant pour la future coopération financière entre les deux entités.

Par la Rédaction Économique

Si l’officialisation d’un nouveau programme de financement se fait toujours attendre, les échanges ne sont pas rompus. Bien au contraire, le gouvernement sénégalais semble vouloir consolider les bases institutionnelles nécessaires pour rassurer les marchés et l’institution de Bretton Woods.

Le ROSC : La « règle du jeu » de la transparence

L’élaboration du Rapport sur l’observance des normes et codes (ROSC) n’est pas une simple formalité administrative. Il s’agit d’un examen approfondi de l’environnement institutionnel du pays.

Les « normes et codes » sont les standards internationaux qui régissent la manière dont les politiques économiques sont conçues et publiées. Évaluer si le Sénégal respecte les principes de transparence dans la gestion de ses finances publiques et la publication de ses statistiques macroéconomiques.

L’engagement d’Abdourahmane Sarr

Lors de cette séance de travail, le ministre de l’Économie a réitéré la volonté du nouveau gouvernement de rompre avec les approximations statistiques.

L’accent est mis sur la fiabilité des indicateurs macroéconomiques, un point souvent critique lors des négociations avec le FMI. Selon les préceptes du FMI, une institution transparente est le gage de meilleurs résultats économiques et d’une plus grande résilience face aux chocs.

« Les pays dont les institutions sont transparentes et bien réglementées obtiennent généralement de meilleurs résultats économiques », rappelle le FMI dans ses documents de référence.

Un préalable au nouveau programme ?

Ce travail sur les normes et codes intervient dans un contexte de transition pour le Sénégal. La validation d’un rapport ROSC positif pourrait servir de catalyseur pour :

sur le nouveau programme de financement tant attendu. du Sénégal auprès des agences de notation (Moody’s, S&P, Fitch). en offrant une visibilité claire sur la santé réelle de l’économie nationale.

En recevant la délégation du FMI pour cet exercice de transparence, Abdourahmane Sarr envoie un signal fort de « normalisation » et de rigueur. Pour le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye, le défi est de prouver que la souveraineté économique n’est pas incompatible avec les standards internationaux de gouvernance financière. Les conclusions de ce rapport seront scrutées de près par l’ensemble des acteurs financiers.

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