Drame à Sindia : Un élève de 6ème tué par un jet de pierre lors d’une grève d’étudiants

L’émotion est à son comble dans la commune de Sindia, département de Mbour. Ce qui ne devait être qu’une énième perturbation des cours a viré au drame national : S. Camara, un jeune collégien de 12 ans, a perdu la vie après avoir été grièvement blessé lors d’un mouvement d’humeur d’étudiants de l’UCAD.
Sindia, le 13 février 2026 – Le lycée de Sindia est aujourd’hui un établissement en deuil. La cour de récréation, d’ordinaire bruyante de vie, est devenue le théâtre d’une tragédie qui fauche une jeune vie et interpelle sur la violence en milieu scolaire.
Le film du drame
Tout a basculé lorsque des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), rentrés à Sindia après la fermeture du campus dakarois, ont décidé de mener des actions de « délogement ». Selon les informations de L’Observateur, ces étudiants souhaitaient protester contre la suspension des enseignements à l’université en paralysant les cours au niveau local.
Leur irruption dans le lycée a provoqué un mouvement de panique général. C’est dans cette confusion totale, alors que les élèves fuyaient les salles de classe, qu’une pierre a violemment atteint le jeune S. Camara à la tête. Le collégien de 6ème s’est effondré, baignant dans son sang sous les yeux de ses camarades impuissants.
Une agonie tragique
Évacué d’urgence au district sanitaire de Popenguine, l’enfant a été placé en soins intensifs. Malgré les efforts des équipes médicales pour stabiliser son état, le choc crânien était trop sévère. S. Camara a rendu l’âme le lendemain matin, laissant sa famille et toute la communauté scolaire dans un désarroi profond.
Justice et responsabilité
Conformément aux principes de rigueur pénale évoqués par les récentes propositions de loi visant à mettre fin à l’impunité, une enquête a été immédiatement ouverte par les autorités. L’objectif est clair : identifier formellement l’auteur du jet de pierre mortel ainsi que les organisateurs de cette manifestation sauvage.
Le corps du jeune garçon a été remis à sa famille et inhumé au cimetière musulman de Sindia dans une atmosphère de lourde tristesse.
Un appel au calme et à la responsabilité
Cet événement tragique remet sur le devant de la scène la question de la responsabilité des mouvements étudiants et de l’impact de leurs actions sur les élèves plus jeunes. « La violence ne peut être le vecteur d’une revendication académique », déplorent plusieurs parents d’élèves de la localité.
Alors que les tensions à l’UCAD continuent d’avoir des répercussions jusque dans les coins les plus reculés du pays, la mort de S. Camara restera comme un rappel douloureux de la nécessité de préserver les sanctuaires scolaires de toute forme de brutalité.

