Drame à l’UCAD : Les révélations d’une violence extrême sur la mort d’Abdoulaye Ba

L’autopsie d’Abdoulaye Ba, étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), révèle l’horreur des circonstances de son décès. Alors que les détails médicaux font état d’une violence inouïe, les autorités universitaires ont pris la décision radicale de suspendre les amicales d’étudiants, provoquant une levée de boucliers du collectif des amicales.

Dakar, le 13 février 2026 – Le milieu universitaire sénégalais est sous le choc après la publication des conclusions du rapport médical concernant Abdoulaye Ba. Selon les informations du quotidien Libération, le jeune étudiant n’a laissé aucune chance face à la brutalité des coups reçus.

Un rapport d’autopsie glaçant

Les médecins légistes ont dressé un inventaire tragique des blessures subies par la victime. Abdoulaye Ba présente des atteintes crânio-cérébrales sévères, des traumatismes thoraciques et abdominaux, ainsi que de multiples fractures costales. Ce tableau clinique témoigne d’un déchaînement de violence physique qui pose la question de la sécurité des étudiants au sein même de l’espace universitaire.

Sanctions immédiates : Les amicales suspendues

En réaction à ce climat de violence et suite à ce drame, le Rectorat de l’UCAD a pris la décision de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, toutes les activités des amicales d’étudiants. Cette mesure vise, selon l’administration, à apaiser les tensions et à identifier les responsables de tels actes de barbarie.

Le Collectif des amicales dénonce un abus de pouvoir

La réponse des étudiants ne s’est pas fait attendre. Le collectif des amicales de l’UCAD a vigoureusement fustigé cette suspension, la qualifiant de « décision irresponsable et autoritaire ». Pour les représentants étudiants, cette mesure punit l’ensemble de la communauté universitaire au lieu de cibler les auteurs des faits. Ils y voient une tentative d’étouffer la voix des étudiants dans un contexte social déjà très tendu.

Vers une exigence de justice totale

Ce drame rappelle l’importance de la rigueur de la loi. Comme le souligne la proposition de loi déposée récemment à l’Assemblée nationale, « seule une norme pénale claire peut mettre un terme à l’impunité » et garantir la protection de l’individu. Pour Abdoulaye Ba, la famille et les camarades de promotion réclament que toute la lumière soit faite et que les responsables de ces « atteintes graves à l’intégrité physique » soient traduits devant les tribunaux avec la plus grande fermeté.

Alors que les manifestations à l’UCAD se multiplient et que plusieurs étudiants sont encore retenus, l’affaire Abdoulaye Ba devient le symbole d’une jeunesse en quête de justice et de sécurité dans ses lieux d’apprentissage.