CAN 2025 : Le Sénégal en demi-finale contre l’Égypte, un soulagement sportif et financier pour la FSF

Les Lions de la Téranga ont validé leur ticket pour le dernier carré de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au Maroc. Ce mercredi à Tanger, le Sénégal retrouvera son rival historique, l’Égypte, pour une place en finale. Au-delà de la performance athlétique, cette qualification offre une bouffée d’oxygène inattendue aux finances de la Fédération.
Un choc royal à Tanger
Le rendez-vous est pris : mercredi prochain à 16h, le stade de Tanger sera le théâtre d’une demi-finale électrique entre les Lions du Sénégal et les Pharaons d’Égypte. Pour la nouvelle équipe fédérale dirigée par Abdoulaye Fall, ce résultat est une consécration précoce. En atteignant le dernier carré, le Sénégal fait oublier le traumatisme de l’édition précédente où l’équipe nationale avait été éliminée dès les huitièmes de finale.
Le « jackpot » de la CAF pour éponger les dettes
La réussite sur le terrain se traduit immédiatement en chiffres sonnants et trébuchants. En se qualifiant pour les demi-finales, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) s’assure de recevoir une prime de 1,4 milliard de francs CFA de la part de la Confédération Africaine de Football (CAF).
Cette somme tombe à point nommé. Selon les informations relayées par Wal fadjri Quotidien, le président Abdoulaye Fall avait hérité d’une situation comptable délicate, avec un déficit estimé à 2,4 milliards de francs CFA à la clôture de l’exercice 2024. Ce versement de la CAF permet donc de combler plus de la moitié du trou financier de l’instance.
Vers une finale et des primes records
Si les Lions parviennent à écarter les Pharaons, le gain financier pourrait encore grimper, sans compter l’immense prestige sportif. Cette CAN marocaine marque ainsi le retour du Sénégal au premier plan continental, validant les choix techniques de la nouvelle direction et redonnant le sourire aux supporters.
La pression est désormais sur les épaules des joueurs, qui, en plus de porter les espoirs d’un peuple, sont devenus les principaux artisans du redressement économique de leur fédération.

