CAF : Les précisions d’Ousmane Kane sur les sanctions Sénégal-Maroc

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Après le rendu du verdict disciplinaire, Ousmane Kane, magistrat à la retraite et président de la commission de discipline de la CAF, est sorti de sa réserve. Tout en soulignant l’équilibre de la décision, il explique pourquoi la main de la confédération a été plus lourde pour le Sénégal.

1. Un retrait pour garantir l’impartialité

D’emblée, Ousmane Kane a rappelé la rigueur procédurale qui a entouré cette affaire :

  • Conflit d’intérêts : En tant que Sénégalais, il s’est volontairement retiré de la commission lors de la séance de mardi dernier.
  • Intérim : La décision a été pilotée par sa vice-présidente, garantissant ainsi que le Sénégal ne soit ni favorisé, ni injustement pénalisé par la présence d’un compatriote à la tête de l’instance.

2. Le « pêché originel » : La sortie du terrain

Le magistrat a été très clair sur la raison de la sévérité des sanctions contre les Lions de la Téranga :

  • Une ligne rouge franchie : Bien que le Maroc soit aussi sanctionné, le Sénégal a écopé de peines plus lourdes car il a « fait un peu plus ».
  • L’éthique sportive : Ousmane Kane martèle que le football exige un « gentleman comportement ». Le retrait des joueurs du terrain, sous l’impulsion du staff, est un acte que les instances internationales ne peuvent tolérer, quelle que soit la frustration liée à l’arbitrage.

3. Vers un recours de la FSF ?

Sur la suite des événements, le président de la commission de discipline reste prudent mais analytique :

  • Appel : Il appartient à la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), assistée par ses avocats, de juger de l’opportunité de faire appel ou de « tirer un trait » sur cette séquence pour avancer.
  • Observations sur l’arbitrage : Si les sanctions sportives sont tombées, la FSF conserve le droit de déposer des observations formelles auprès de la CAF concernant la prestation de l’arbitre Jean-Jacques Ndala.

L’intervention d’Ousmane Kane est pédagogique. Elle vise à faire accepter aux supporters sénégalais que, malgré le sentiment d’injustice lié au penalty, la réaction des Lions (sortir du terrain) était une faute réglementaire majeure. En qualifiant la décision d' »équilibrée », il tente d’apaiser les tensions et de replacer le débat sur le terrain du droit pur, loin des passions nationalistes.

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