Modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale : les précisions d’Ayib Daffé sur la loi organique
Pour permettre au Premier ministre Ousmane Sonko de présenter sa Déclaration de Politique Générale (DPG), les députés se sont réunis en session extraordinaire afin de voter la loi organique liée à ce sujet. En marge de cette session, Ayib Daffé, député de la coalition Yewwi Askan Wi (YAW), a apporté des précisions sur la procédure en cours.
« Ce qui a été fait, c’est l’examen et l’adoption de cette loi organique. Mais le processus est loin d’être terminé, car ces lois doivent obligatoirement être soumises au Conseil constitutionnel, qui vérifie leur conformité à la Constitution. Une fois validée, la loi est transmise au président de la République pour promulgation. Ce n’est qu’à partir de ce moment que le règlement intérieur pourra être publié au journal officiel et entrer en vigueur », a expliqué Ayib Daffé.
Il a également souligné que la prochaine étape incombe au pouvoir exécutif : « C’est à l’exécutif de se prononcer sur la suite à donner, et je pense que le gouvernement le fera en temps voulu. En tant que députés, notre travail est terminé, la session extraordinaire étant clôturée avec un ordre du jour épuisé. C’est un accomplissement que nous devons saluer, car l’Assemblée nationale se doit de refléter les vœux et aspirations des Sénégalais. »
Le député de YAW a par ailleurs évoqué l’objectif de cette session, à savoir corriger les lacunes du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. « Nous nous sommes concertés ce vendredi avec tous les groupes parlementaires et les non-inscrits pour apporter les corrections nécessaires. C’est une victoire pour la démocratie, l’État de droit et la légalité, car bien que certains minimisaient les problèmes de ce règlement intérieur, il est désormais reconnu par tous que ces problèmes existent bel et bien. Nous avons travaillé ensemble pour trouver des solutions », a-t-il affirmé.
Enfin, Ayib Daffé a salué les efforts menés par YAW et l’opposition actuelle : « Depuis deux ans, nous, membres du groupe parlementaire YAW, avons mené ce combat aux côtés du Premier ministre Ousmane Sonko. Nous avons été rejoints par l’opposition et les non-inscrits, ainsi que par d’autres groupes parlementaires. C’est un effort collectif qu’il faut continuer, que ce soit sous cette législature ou sous une autre, même en cas de dissolution. L’Assemblée nationale doit continuer à prendre des initiatives pour résoudre ses propres problèmes, plutôt que de les aborder uniquement sous un angle politicien. »

