Assemblée nationale : retour triomphal d’Ousmane Sonko, candidat à la présidence de l’institution
L’Assemblée nationale a vécu une matinée particulièrement agitée et symbolique ce mardi 26 mai 2026. Quelques jours seulement après son limogeage de la Primature, Ousmane Sonko a officiellement retrouvé son siège de député dans une ambiance électrique marquée par des ovations, des applaudissements nourris et une forte mobilisation de ses partisans.
Il était précisément 9h14 lorsque le leader de PASTEF a fait son entrée dans l’hémicycle. Dès son apparition, une immense clameur a envahi la salle. Militants, sympathisants et députés de la majorité ont réservé un accueil triomphal à celui qui reste, malgré son départ du gouvernement, la figure centrale du parti au pouvoir.
L’atmosphère était particulièrement tendue d’émotion dans les rangs du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes. Plusieurs députés se disputaient symboliquement la place aux côtés de leur mentor politique. Finalement, Ousmane Sonko a choisi de s’installer à côté du député Guy Marius Sagna, l’un de ses plus proches soutiens à l’Assemblée.
Une séance décisive après la démission d’El Malick Ndiaye
La séance a ensuite été ouverte par le président de séance, Ismaïla Diallo, qui a rappelé que l’ordre du jour était exclusivement consacré à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale.
Cette élection intervient après la démission d’El Malick Ndiaye, dans un contexte de profonde recomposition politique au sommet de l’État.
Dans son allocution d’ouverture, Ismaïla Diallo a officiellement annoncé que le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes avait désigné Ousmane Sonko comme candidat à la présidence de l’institution parlementaire.
Le président de séance a également rappelé les dispositions du règlement intérieur ainsi que les modalités du scrutin avant l’ouverture officielle du processus électoral.
Un retour hautement politique
Ce retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale intervient dans un contexte politique particulièrement explosif, quelques jours seulement après sa révocation par le président Bassirou Diomaye Faye.
Pour de nombreux observateurs, cette candidature à la tête du Parlement pourrait marquer le début d’une nouvelle phase de confrontation institutionnelle entre l’exécutif et une majorité parlementaire restée largement fidèle à l’ancien Premier ministre.
L’éventuelle élection de Sonko au perchoir renforcerait considérablement son poids politique et pourrait rebattre les cartes du pouvoir au Sénégal, dans un climat déjà marqué par de fortes tensions entre les anciens alliés du tandem « Diomaye mooy Sonko ».

