Blocage des diplômes à l’ISEG : 978 anciens étudiants interpellent le ministre de l’Enseignement supérieur

Blocage des diplômes à l’ISEG : 978 anciens étudiants interpellent le ministre de l’Enseignement supérieur

Un collectif de 978 anciens étudiants orientés par l’État à l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (ISEG) tire la sonnette d’alarme. Dans une saisine adressée au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ces diplômés de la promotion 2018/2019 dénoncent le blocage prolongé de la délivrance de leurs diplômes de Licence, validés depuis 2022.

Selon le collectif, cette situation administrative compromet sérieusement l’avenir de près d’un millier de jeunes Sénégalais, quatre ans après le début de leur formation. Malgré la réussite académique constatée et la validation de leur cursus universitaire, les parchemins définitifs ne leur auraient toujours pas été remis.

Des carrières à l’arrêt

Les conséquences de ce retard sont jugées particulièrement lourdes par les concernés. Dans leur correspondance, ils expliquent que l’absence de diplôme officiel rend irrecevables leurs candidatures à plusieurs concours nationaux de la fonction publique, notamment ceux de l’ENA, des Greffes, des Douanes ou encore de la Police.

« Nous sommes nombreux à disposer de tous les documents nécessaires : certificats d’orientation de l’État, relevés de notes de la première à la troisième année, attestations de réussite. Pourtant, cela ne suffit pas pour accéder à ces opportunités », déplorent-ils.

Pour ces anciens étudiants, ce blocage constitue un véritable frein à l’insertion professionnelle de jeunes diplômés déjà confrontés à un marché de l’emploi tendu.

Appel à l’intervention du ministre

Face à cette impasse, le collectif sollicite une intervention urgente des autorités. Il demande au ministre de l’Enseignement supérieur de jouer un rôle de médiation afin de permettre la délivrance rapide des diplômes en attente.

Les signataires affirment se tenir à la disposition du ministère pour fournir toutes les listes nominatives ainsi que les pièces justificatives attestant de la légitimité de leur démarche.

Une question de justice administrative

Au-delà du cas spécifique de l’ISEG, cette affaire relance le débat sur la gestion administrative de certains établissements d’enseignement supérieur privés accueillant des étudiants orientés par l’État.

Pour les membres du collectif, il s’agit avant tout d’une question d’équité et de justice. « Nous demandons simplement que nos droits soient respectés et que notre avenir ne soit pas sacrifié pour des raisons qui nous dépassent », soutiennent-ils.

En attendant une réaction officielle des autorités, près de 978 jeunes diplômés restent suspendus à une décision qui pourrait débloquer leur avenir professionnel.

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