Sénégal : nouvelle escalade de la crise sociale dans le secteur de la santé

Sénégal : nouvelle escalade de la crise sociale dans le secteur de la santé

La tension monte de nouveau dans le système sanitaire sénégalais. Réunie au sein de l’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS), la coalition And Gueusseum a annoncé ce 26 avril 2026 à Dakar un dixième plan d’actions, avec une intensification de la lutte syndicale.

Grèves hebdomadaires à partir de mai

Selon les syndicats, plusieurs mois de discussions avec les autorités n’ont pas permis de trouver un accord satisfaisant. Ils dénoncent l’inaction du gouvernement et affirment avoir épuisé toutes les voies de négociation.

À partir de la mi-mai 2026, la coalition prévoit :

  • des grèves de 48 heures chaque semaine ;
  • la continuité des urgences ;
  • mais sans service minimum dans les autres structures concernées.

Boycott des programmes tuberculose et paludisme

Autre décision majeure : le boycott à compter du 15 mai 2026 de deux programmes nationaux essentiels :

  • Programme national de lutte contre la tuberculose
  • Programme national de lutte contre le paludisme

Une mesure sensible, alors que ces maladies restent un enjeu important de santé publique au Sénégal.

Interpellation directe du président

Dans son communiqué, la coalition appelle directement le président Bassirou Diomaye Faye à intervenir personnellement pour sortir de la crise.

Les syndicats critiquent également la gestion du dossier par le ministère de la Santé, estimant que le dialogue est insuffisant.

Revendications principales

And Gueusseum réclame notamment :

  • un recrutement massif de personnel médical ;
  • un meilleur financement du système de santé ;
  • une réforme hospitalière plus ambitieuse ;
  • plus de transparence dans la gouvernance du secteur.

Calendrier annoncé

Les dates de grève prévues sont :

  • 15 et 16 mai 2026
  • 21 et 22 mai 2026
  • 28 et 29 mai 2026

Une évaluation du mouvement est annoncée pour le 2 juin 2026.

Enjeu national

Ce nouveau bras de fer intervient dans un contexte où les hôpitaux et centres de santé font déjà face à de fortes pressions. Si aucun accord n’est trouvé rapidement, l’accès aux soins pourrait être perturbé pour de nombreuses populations à travers le pays.

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