Kolda : 11 ans après, le chantier du centre universitaire inachevé, les étudiants interpellent Diomaye Faye

Kolda : 11 ans après, le chantier du centre universitaire inachevé, les étudiants interpellent Diomaye Faye

Lancé en 2015, le projet de centre universitaire de Kolda accuse un retard considérable. Onze ans après le démarrage des travaux, les infrastructures ne sont toujours pas livrées, plongeant les étudiants dans une situation précaire.

Des conditions d’apprentissage difficiles

Faute de campus fonctionnel, les étudiants orientés vers ce centre universitaire suivent leurs cours dans des locaux provisoires réquisitionnés par l’État.

Une situation jugée intenable par les apprenants.
« Trop c’est trop », martèlent-ils, dénonçant des conditions d’étude loin des standards universitaires.

Une mobilisation pour se faire entendre

À l’occasion de la visite du président Bassirou Diomaye Faye à Kolda pour un séjour de 72 heures, les étudiants comptent porter leurs revendications au plus haut niveau.

Leur principale exigence :

  • l’achèvement rapide des travaux,
  • le démarrage effectif des cours dans le site définitif situé à environ cinq kilomètres du centre-ville.

Une incompréhension face au programme présidentiel

La colère monte davantage du fait que le chantier du centre universitaire ne figure pas dans l’agenda officiel du chef de l’État.

« Pourquoi une visite de l’université n’est-elle pas prévue ? », s’interroge Abdoulaye Baldé, étudiant en deuxième année de géographie.

Une audience incertaine

Malgré leur détermination, les étudiants pourraient se heurter à des contraintes protocolaires.

Selon Seynabou Diop, leur demande d’audience a peu de chances d’aboutir, en raison d’un programme présidentiel jugé très chargé.

Un symbole des retards structurels

Ce chantier inachevé illustre plus largement les difficultés de réalisation de certains projets publics, notamment dans le secteur de l’enseignement supérieur.

Face à l’urgence de leur situation, les étudiants de Kolda espèrent obtenir une réponse rapide des autorités. À défaut, la mobilisation pourrait s’intensifier, faisant de ce dossier un nouveau point de tension sociale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *