Crise du transport : après 10 heures de négociations, la grève maintenue

Crise du transport : après 10 heures de négociations, la grève maintenue

La crise dans le secteur des transports routiers au Sénégal s’enlise davantage. Après une réunion marathon de plus de dix heures entre le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, et les représentants de la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal, aucun accord concret n’a été trouvé pour mettre fin au mouvement.

Une rencontre sans avancée

Débutée aux alentours de 11 heures, la rencontre s’est achevée vers 21 heures, sans satisfaire les attentes des syndicalistes.

À la sortie des discussions, Alassane Ndoye n’a pas caché sa déception :

«  Sur 10 points, vous ne pouvez pas avoir un seul point de satisfaction »

Le leader syndical déplore une absence totale de réponses concrètes de la part des autorités, malgré l’impact social du mouvement.

Le blocage autour des commissions

Le principal point de discorde porte sur la méthode proposée par le gouvernement.

Celui-ci privilégie le renvoi des revendications vers des commissions ad hoc.

Une option rejetée par les syndicats.

Pour Fallou Samb, les transporteurs attendent des engagements immédiats et palpables :

« Nous avons besoin de résultats concrets à présenter à la base »

Selon lui, les discussions n’ont accouché que de simples promesses de poursuite du dialogue.

La grève maintenue, la décision entre les mains de la base

Face à l’absence d’avancées significatives, les syndicats ont décidé de maintenir le mot d’ordre de grève « jusqu’à nouvel ordre ».

Toutefois, une issue reste possible à court terme. Les leaders syndicaux ont annoncé consulter leur base pour décider de la suite à donner au mouvement.

« Pour le moment, la grève continue », a insisté Fallou Samb

Des usagers dans l’incertitude

Cette situation prolonge les difficultés pour les populations :

  • transport urbain fortement perturbé
  • déplacements compliqués pour les travailleurs et élèves
  • ralentissement des activités économiques

Alors que l’impasse persiste, l’issue du conflit dépend désormais de la réaction des transporteurs à la base, laissant planer une incertitude totale sur un retour à la normale.

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