Réforme de l’article 319 : la députée Thérèse Faye interpelle le gouvernement sur la criminalisation de l’homosexualité

Le débat parlementaire autour de la modification de l’article 319 du Code pénal du Sénégal a été marqué par l’intervention critique de la députée Thérèse Faye, qui estime que les engagements pris par le gouvernement concernant la criminalisation de l’homosexualité n’ont pas été pleinement respectés.
Lors de son intervention, l’élue a affirmé que les Sénégalais attendaient une criminalisation explicite, alors que le projet de réforme présenté par l’exécutif se limiterait, selon elle, à un durcissement des dispositions existantes.
« Le peuple a commandé la criminalisation de l’homosexualité et vous leur avez livré le durcissement. Votre promesse de campagne n’est pas tenue », a-t-elle déclaré.
Interpellation du ministère de l’Intérieur
La députée a également soulevé la question de l’existence présumée d’une association qui financerait des jeunes avec un récépissé officiel et un logo lié au mouvement LGBT. Elle a demandé des éclaircissements au Ministère de l’Intérieur du Sénégal sur ce dossier.
« Vous, ministre de l’Intérieur, vous nous devez des explications », a-t-elle insisté.
Des inquiétudes sur l’« apologie » de l’homosexualité
Thérèse Faye a par ailleurs interrogé le gouvernement sur les dispositions prévues concernant l’apologie de l’homosexualité dans le cadre de la réforme du Code pénal. Elle a évoqué des inquiétudes liées à la présence de couleurs et de symboles associés au mouvement LGBT sur certains gadgets distribués aux élèves.
Selon elle, il est nécessaire de clarifier les mesures qui seront prises pour protéger les enfants contre ce qu’elle considère comme des influences extérieures.
Un débat toujours en cours
Dans un contexte où plusieurs parlementaires expriment des préoccupations sur la prévention de la promotion de l’homosexualité, la députée a appelé à une réflexion plus large allant au-delà de la seule réforme du Code pénal.
Le débat sur la modification de l’article 319 reste ainsi au cœur des discussions parlementaires, alors que les autorités doivent encore préciser l’orientation définitive du texte et les mesures qui pourraient l’accompagner.

