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Les bombes d’aujourd’hui fabriquent les résistants de demain -

Les bombes d’aujourd’hui fabriquent les résistants de demain

Une coalition mondiale détruit des infrastructures, efface une mémoire, tente d’écraser une civilisation et rêve de tuer une idéologie.

Mais au nom de quels droits ?

Quelles résolutions des Nations Unies autorisent ce qui se déroule sous les yeux du monde ?

On bombarde.
On détruit.
On tue.

Puis, après cette rage et cette destruction, on exige du peuple d’Iran qu’il capitule.

On détruit un pays…
et ensuite on lui demande de s’humilier.

Mais ceux qui raisonnent ainsi ignorent une vérité fondamentale :
l’honneur d’un peuple ne capitule pas.

Le peuple perse est un peuple ancien, digne, courageux et croyant.
On peut frapper ses villes, mais on ne brise pas son âme.

L’histoire nous enseigne pourtant une chose simple :
on ne tue ni une civilisation, ni une culture, ni une foi.

En croyant imposer la peur, vous êtes en train de fabriquer les armées du futur.

Regardez Gaza.

Là-bas, des enfants grandissent sous les bombes.
Les drones et les missiles ne sont pas pour eux des images de télévision.

Ils les vivent dans leur chair.

Un enfant qui grandit sous les bombardements ne craint plus la guerre.
Il devient la mémoire vivante de l’injustice.

La même chose est en train de se produire en Iran.

À force de bombes, vous ne détruisez pas un peuple :
vous créez des générations de résistants.

Des générations qui se souviendront.

Des générations qui n’oublieront jamais qui a détruit leurs villes, leurs familles et leurs rêves.

Et demain, ces générations se feront face.

À cause de l’inconscience de ceux qui pensent que la puissance militaire peut remplacer la sagesse.

Cette démonstration de force menée par une coalition mondiale rappelle les heures les plus sombres de l’histoire, lorsque certains croyaient pouvoir décider de la valeur des peuples.

Comme si certaines vies valaient plus que d’autres.

Comme si la vie d’un citoyen occidental comptait plus que celle d’un Arabe, d’un Perse ou d’un homme de couleur.

Pendant ce temps, l’Europe a cessé d’être neutre depuis longtemps.

Et l’Afrique ?

Afrique regarde.

54 États.
Un milliard d’habitants.

Et pourtant un continent silencieux, spectateur de l’histoire qui s’écrit sous ses yeux.

Elle observe le monde basculer sans chercher à peser sur son destin.

Puis elle s’étonne lorsqu’on lui lance cette phrase brutale :

« Vous ne faites pas l’histoire. »

Mais l’histoire ne prévient jamais.

Aujourd’hui cela arrive aux autres.

Demain, cela peut être votre tour.

Car un monde construit sur l’humiliation des peuples finit toujours par produire des résistances que personne ne pourra arrêter.

On peut détruire des villes.

Mais un peuple debout finit toujours par se relever.

Et l’histoire, tôt ou tard, demande des comptes.

Thierno Lo
Un Républicain libre

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