Escroquerie présumée au visa : le Pool judiciaire financier se saisit du dossier « Agir Corporation Group »

Le Pool judiciaire financier (PJF) a été saisi d’une affaire d’escroquerie présumée d’envergure impliquant le responsable de l’agence de voyages « Agir Corporation Group ». M. Dione est poursuivi pour tentative de trafic de migrants et escroquerie au visa. Le préjudice global, qui concernerait des dizaines de victimes, est estimé à plus de 100 millions de francs CFA, selon L’Observateur.
Un rêve de voyage transformé en désillusion
L’affaire aurait éclaté à la suite de la plainte de P. Kâ, une mère de famille affirmant avoir versé 3 millions de FCFA pour permettre à son fils de participer à une foire à Toulouse, un événement qui, selon elle, n’a jamais eu lieu.
Ce premier signalement aurait entraîné un effet boule de neige. Le 25 février, cinq autres victimes ont déposé une plainte collective concernant un prétendu forum aux États-Unis. Le préjudice immédiat déclaré dans ce volet s’élèverait à 11,5 millions de FCFA. D’après les informations rapportées, près d’une centaine de candidats au départ auraient été concernés par les activités de l’agence.
Une défense contestée
Convoqué par la Division de la police de l’air et des frontières (DPAF), le mis en cause aurait reconnu avoir recruté des candidats pour des voyages vers les États-Unis. Il conteste toutefois le nombre de plaignants ainsi que le montant total des sommes évoquées.
Pour justifier la disparition des fonds, il aurait évoqué avoir lui-même été victime de « charlatans » et d’un vol. Des explications que les enquêteurs jugeraient peu convaincantes au regard de l’afflux de nouvelles plaintes enregistrées.
Une procédure à fort enjeu financier
Au vu de la gravité des faits allégués et de l’importance des montants en jeu, le dossier a été transféré au Pool judiciaire financier. Le suspect est désormais poursuivi pour escroquerie en bande organisée et tentative de trafic de migrants.
Présenté au magistrat instructeur, il devrait être fixé dans les prochaines heures sur son sort, entre un éventuel placement sous mandat de dépôt ou une mise sous contrôle judiciaire.
L’enquête se poursuit afin d’établir avec précision l’ampleur du préjudice et d’identifier l’ensemble des victimes potentielles.

