Contentieux entre la Direction générale des Impôts et des Domaines et le maire de Keur Massar-Nord : un tournant judiciaire attendu le 10 mars 2026

image

Le différend opposant la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) au maire de Keur Massar-Nord, Adama Sarr, connaîtra un nouveau tournant le 10 mars 2026. Cette date devrait marquer la fin de la phase administrative et l’ouverture officielle d’une procédure judiciaire dans un contentieux né en 2022 et mêlant enjeux administratifs et politiques.

Une carrière administrative au cœur du litige

Ingénieur topographe de formation, Adama Sarr (matricule de solde n°669.015/E) a été titularisé dans le corps des ingénieurs topographes par le décret présidentiel n°2020-990 du 27 avril 2020.

Il a exercé comme chef du bureau du cadastre à Tambacounda puis à Kolda, avant d’être affecté en février 2021 au centre des services fiscaux de Kolda.

Selon les éléments du dossier, il occupait encore ces fonctions jusqu’au 16 mars 2023, date à laquelle il a été relevé de son poste par décision du ministère des Finances et du Budget, sans qu’une nouvelle affectation ne lui soit notifiée.

Des accusations de décision à caractère politique

L’édile estime que cette mesure revêt un caractère politique. Il soutient qu’elle serait intervenue après son élection à la tête de la commune et son refus d’adhérer au parti alors au pouvoir, l’Alliance pour la République (APR).

À la suite de cette décision, le maire affirme avoir constaté l’arrêt du paiement de ses fonds communs, alors qu’il considère être resté en position d’activité dans son corps d’origine.

Une procédure administrative restée sans réponse

Dans une publication, Adama Sarr a dénoncé des lenteurs administratives et mis en cause l’absence de réaction des autorités compétentes.

Conformément aux règles de procédure, une demande préalable a été adressée le 29 octobre 2025 au président de la République, au Premier ministre, au ministre des Finances et du Budget ainsi qu’au directeur général des Impôts et des Domaines.

Le silence observé pendant plus de quatre mois a été interprété comme un rejet implicite, ouvrant ainsi la voie à une assignation devant la juridiction compétente.

Une échéance judiciaire décisive

L’audience prévue le 10 mars 2026 devrait permettre de trancher ce litige opposant l’élu local à l’administration fiscale.

L’issue de cette procédure est très attendue, tant par le maire que par les observateurs, dans un contexte où les relations entre administration et élus locaux restent régulièrement au cœur du débat public.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *