« J’ai saisi le président de l’Assemblée nationale… » – Déclaration d’Ousmane Sonko

Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé avoir officiellement saisi le président de l’Assemblée nationale du Sénégal afin d’introduire un projet de loi portant sur la criminalisation de l’homosexualité.
Dans sa déclaration, il a également adressé des félicitations aux « Sam Djiko yi », une expression en wolof pouvant être traduite par « les défenseurs de la dignité », en référence à des groupes ou citoyens mobilisés sur cette question.
Une initiative législative assumée
Selon le Premier ministre, cette démarche s’inscrit dans une volonté de clarification et de renforcement du cadre légal existant. Le texte envisagé viserait notamment à :
- Redéfinir ou préciser certaines infractions liées aux « actes contre nature » ;
- Durcir les sanctions pénales ;
- Encadrer juridiquement les poursuites et les responsabilités.
Cette annonce intervient dans un contexte de débats intenses au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
Un débat national sensible
La question de la criminalisation de l’homosexualité suscite des réactions contrastées :
- Les partisans du projet estiment qu’il s’agit de défendre les valeurs culturelles et religieuses du pays.
- Les critiques, issus notamment de certains milieux juridiques et organisations de défense des droits humains, s’interrogent sur les implications en matière de libertés individuelles et de respect des engagements internationaux.
Prochaine étape : l’examen parlementaire
Après la saisine du président de l’Assemblée nationale, le projet devra suivre la procédure législative classique :
- Dépôt officiel du texte
- Examen en commission
- Débats en séance plénière
- Vote des députés
Le débat s’annonce particulièrement suivi, tant au niveau national qu’international, compte tenu de la sensibilité du sujet.

