Fiscalité des enseignants : Cheikh Diba dénonce une « confusion » et annonce la fin d’une pratique jugée injuste

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, est revenu sur les accusations de « surimposition » visant l’administration fiscale dans le traitement des salaires des enseignants. Selon lui, ces critiques reposent sur une confusion entre fiscalité et cotisations sociales.
Face aux inquiétudes exprimées par certains syndicats d’enseignants, le ministre a tenu à clarifier la situation. Il a expliqué que les retenues observées sur les bulletins de salaire relèvent, pour une part, des cotisations sociales obligatoires — distinctes de l’impôt sur le revenu — ce qui alimente parfois un amalgame dans l’opinion.
Une pratique ancienne désormais corrigée
Cheikh Diba a toutefois reconnu l’existence d’une pratique antérieure qui pouvait générer un sentiment d’injustice. Par le passé, les rappels de salaire cumulés sur plusieurs mois étaient imposés en une seule fois. Cette méthode entraînait mécaniquement une augmentation du montant de l’impôt prélevé, en raison du système d’imposition progressive.
« Cette situation pouvait donner l’impression d’une surimposition, alors qu’il s’agissait d’un effet mécanique du barème fiscal », a-t-il précisé.
Le ministre affirme que cette pratique a été corrigée. Désormais, les rappels de salaires sont traités de manière à éviter une imposition excessive liée au cumul, afin de garantir davantage d’équité fiscale.
Vers plus de transparence
Cette clarification intervient dans un contexte social sensible, marqué par des revendications liées au pouvoir d’achat et à la gestion des rappels de salaires dans le secteur de l’éducation. Le gouvernement assure vouloir renforcer la transparence dans le traitement des rémunérations publiques et éviter toute interprétation erronée des mécanismes fiscaux.
Reste à savoir si ces explications suffiront à apaiser les tensions et à dissiper les malentendus persistants autour de la fiscalité appliquée aux enseignants.

