À l’Assemblée, Ousmane Sonko recentre le débat sur la protection des citoyens et la vie privée

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu à recentrer le débat autour de la protection des citoyens et du respect strict de la vie privée, dans le contexte d’une affaire présumée de transmission volontaire du VIH ayant suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique.
Face aux discussions sur la criminalisation de l’homosexualité, le chef du gouvernement a appelé à une approche mesurée et réfléchie. Il a souligné la nécessité d’aborder ces questions sensibles avec responsabilité, en veillant à préserver la cohésion sociale et les droits fondamentaux.
Une dénonciation ferme des divulgations publiques
Le Premier ministre a particulièrement insisté sur la question de la divulgation publique du statut sérologique de personnes mises en cause dans certaines procédures judiciaires. Il a qualifié ces pratiques d’« inadmissibles », estimant qu’elles portent atteinte non seulement aux individus concernés, mais aussi à leurs familles.
Selon lui, la protection des données médicales relève du strict respect de la vie privée et doit être garantie par les institutions et par tous les acteurs impliqués dans le traitement de l’information.
Appel à la responsabilité collective
Dans un contexte marqué par de fortes tensions et une polarisation du débat public, Ousmane Sonko a invité les responsables politiques, les médias et les citoyens à faire preuve de retenue. Il a rappelé que la gestion des affaires judiciaires doit se faire dans le cadre des lois en vigueur, sans stigmatisation ni exposition médiatique excessive.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs dossiers sensibles alimentent les discussions au sein de l’hémicycle et dans l’espace public, renforçant la nécessité, selon le Premier ministre, de privilégier la protection des citoyens et le respect des principes fondamentaux.

