Sénégal : Exportations dominées par les produits bruts, frein à la valeur ajoutée

Les exportations sénégalaises restent concentrées sur des matières premières peu transformées – or, produits halieutiques bruts, acide phosphorique, pétrole raffiné, arachide, anacarde – limitant la capture de valeur dans les chaînes mondiales.
Contraintes structurelles majeures
L’industrie manufacturière ne représente que 12% du PIB. L’énergie coûteuse, la logistique défaillante (chaîne du froid, transport intérieur) et l’accès restreint au crédit à long terme bloquent la transformation locale.
Dépendance aux multinationales
Les firmes étrangères contrôlent les segments à haute valeur ajoutée. Résultat : importations de produits finis coûteux, déficit commercial persistant et faible création d’emplois qualifiés.
Zones économiques spéciales et gaz-pétrole ouvrent des perspectives, mais nécessitent coordination énergétique, formation et infrastructures pour exporter « autrement » et libérer le potentiel productif.

