Coup de filet à Kédougou : démantèlement d’un réseau de traite sexuelle transnationale

L’antenne régionale de la Division Nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT) a démantelé le 18 février un réseau de traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle au ROUGEO BAR de Bantaco, village aurifère de l’arrondissement de Niaguis. L’opération, menée sur renseignement, a permis l’interpellation de la proxénète principale et la mise en sécurité d’une jeune Nigériane.
Mécanisme d’endettement esclavagiste
La victime, convoyée via le Bénin depuis le Nigeria, devait rembourser une dette d’un million de FCFA pour son « transport ». Arrivée il y a trois jours, elle reversait l’intégralité de ses gains – 17 000 FCFA dès sa première nuit – à sa logeuse, qui l’encadrait dans l’exploitation. Au moment de l’interpellation dans une chambre du bar, la vente restante s’élevait à 983 000 FCFA.
Charges lourdes et enquête élargie
La suspecte, informée de ses droits (assistance d’un avocat), est poursuivie pour association de malfaiteurs, traite de personnes par recrutement/transport à des fins sexuelles, et complicité de faux. Les enquêtes suivent les complices nigériens, béninois et locaux impliqués dans ce circuit Lagos-Cotonou-Kédougou, fréquent dans les zones minières.
La victime d’une prise en charge spécialisée. Cette intervention rapide souligne l’efficacité de la DNLT face à l’esclavage moderne qui prospère dans l’orpaillage illégal.


