Le Hezbollah appelle à la « résistance » après les frappes israéliennes meurtrières au Liban

Un haut responsable du Hezbollah a exhorté samedi à maintenir la « résistance », seule option viable selon lui face aux frappes israéliennes qui ont tué huit membres du groupe dans l’est du Liban. Ces déclarations interviennent après des raids aériens particulièrement létals, malgré le cessez-le-feu signé en novembre 2024.
Discours de défi à Beyrouth
Mahmoud Qamati, vice-président du bureau politique du mouvement pro-iranien, s’est exprimé lors d’un discours retransmis par Al-Manar depuis Beyrouth. « Quelle autre option avons-nous pour nous défendre, pour notre terre et notre patrie ? Aucune autre que la résistance », at-il martelé, rejetant toute idée de capitulation face à l’adversaire israélien.
Bilan lourd dans la Bekaa
Les frappes du vendredi ont visé des centres de commandement du Hezbollah dans la plaine de la Bekaa, près de Baalbek, faisant au moins douze morts – dont huit combattants du mouvement, parmi lesquels le commandant Hussein Mohammad Yaghi – et une cinquantaine de blessés. Israël a revendiqué ces opérations préventives contre des sites soupçonnés de préparer des attaques, tout en frappant un centre du Hamas à Aïn al-Hilweh dans le sud.
Tensions persistantes malgré la trêve
Ces bombardements, les plus meurtriers depuis le cessez-le-feu, surviennent à l’approche d’une conférence internationale à Paris le 5 mars pour soutenir l’économie libanaise exsangue. Le président Joseph Aoun a déclaré une « violation flagrante de la souveraineté », tandis que le Hezbollah promet une riposte proportionnée. La région retient son souffle face à ce regain de violence.

