Plainte de Mame Mbaye Niang : Sonko, Yassine Fall et Cheikh Diba visés

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Un nouvel épisode judiciaire s’ouvre dans le bras de fer opposant l’ancien ministre Mame Mbaye Niang à l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko.

Selon Les Échos, Mame Mbaye Niang a déposé une plainte auprès du procureur de la République visant Ousmane Sonko, la ministre de la Justice Yassine Fall et le ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba.

Des accusations lourdes

D’après le quotidien, les deux premiers sont poursuivis pour :

  • usage de faux,
  • association de malfaiteurs,
  • tentative d’escroquerie à jugement.

Quant à Cheikh Diba, il est visé pour délit de faux. Le plaignant poursuit également « X » pour complicité.

Cette initiative intervient en réaction à la démarche de la Garde des Sceaux qui a saisi la Cour suprême pour demander la révision du procès ayant opposé Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko, condamné pour diffamation dans l’affaire liée au PRODAC.

Le cœur du différend : le rapport de l’IGF

Au centre de la controverse figure un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur la gestion du PRODAC.

Selon Mame Mbaye Niang, le document présenté comme « élément nouveau » pour justifier la demande de révision ne serait en réalité qu’un pré-rapport, dont les conclusions n’auraient jamais été officiellement déposées. Il affirme que la mission d’inspection n’était pas finalisée au moment du décès du chef des vérificateurs, Samba Laobé Fall.

L’ancien ministre soutient que le Premier ministre aurait usé de sa position pour contraindre le ministre des Finances à valider ce pré-rapport plusieurs années après les faits, afin de l’exploiter dans la procédure judiciaire.

Une bataille judiciaire et politique

Pour Mame Mbaye Niang, « c’est donc ce faux rapport que Ousmane Sonko a remis à Yassine Fall, qui en a fait usage (…) afin de solliciter la révision du procès ». Il estime que ces faits constituent des infractions pénales graves.

Cette plainte ouvre un nouveau front judiciaire dans un dossier déjà fortement politisé, ravivant les tensions entre les partisans de l’ancien régime et ceux de l’actuelle majorité.

À ce stade, aucune réaction officielle des mis en cause n’a encore été rendue publique. L’évolution de cette procédure pourrait avoir des répercussions politiques majeures, dans un contexte national où les dossiers judiciaires à forte portée médiatique alimentent régulièrement le débat public.

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