À l’Assemblée, Farba Ngom opte pour l’apaisement et le pardon

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Après avoir longuement défendu son innocence dans les dossiers judiciaires le visant, Mouhamadou Ngom, dit Farba, a surpris l’hémicycle en adoptant un ton conciliant lors de son intervention devant l’Assemblée nationale du Sénégal.

« Je pardonne sans rancune »

Face aux députés, l’élu a affirmé avoir choisi la voie du pardon, malgré ce qu’il considère comme une épreuve ayant porté atteinte à sa réputation.

« Je pardonne sans rancune », a-t-il déclaré, estimant que cette séquence politique et judiciaire lui a certes « sali le nom », mais lui a aussi offert l’occasion de « laver [son] honneur à la face du monde ».

Rendant grâce à Dieu, il a expliqué avoir saisi cette tribune pour proclamer son innocence devant l’opinion nationale.

Un message spirituel et politique

Se réclamant de sa foi musulmane, Farba Ngom a insisté sur la dimension spirituelle de sa démarche. Revenant sur son geste symbolique déjà posé lors des débats précédents, il a rappelé : « Je ne brandis pas un Coran gratuitement. »

Dans le même souffle, il a affirmé pardonner « à la justice » ainsi qu’« aux hommes qui manipulent les textes » contre lui, appelant ses proches et partisans à faire preuve d’apaisement et de retenue.

Une posture stratégique ?

Au-delà du registre religieux, cette sortie marque un tournant dans sa communication. Après des échanges particulièrement tendus avec la ministre de la Justice et des contestations procédurales, le député semble vouloir déplacer le débat vers le terrain moral et spirituel.

En concluant qu’il remet « l’intégralité de cette affaire entre les mains de Dieu, en bons croyants », Farba Ngom inscrit désormais sa défense dans une logique d’apaisement, tout en maintenant fermement sa position d’innocence.

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