Réforme de l’ONLPL : Yassine Fall plaide pour la vérité et la responsabilité

Lors de l’examen du projet de loi portant réforme de l’Observatoire national des lieux de privation de liberté (ONLPL), la ministre de la Justice, Yassine Fall, a tenu un discours ferme face aux critiques liées aux violences ayant coûté la vie à plusieurs citoyens ces dernières années.
Interpellée par des députés sur la gestion des crises et les responsabilités de l’État, la Garde des Sceaux a dénoncé ce qu’elle considère comme une forme d’amnésie collective.
« Dans ce pays, les gens sont amnésiques. Nous n’avons jamais souhaité que des jeunes soient tués sous notre magistère », a-t-elle martelé, rejetant toute accusation de complaisance ou de responsabilité délibérée des autorités actuelles.
La justice appelée à faire toute la lumière
La ministre a insisté sur la nécessité de laisser la justice travailler en toute indépendance et sérénité. Elle a assuré que les enquêtes en cours permettront d’établir les faits et de situer les responsabilités.
« Justice sera faite dans les délais les plus brefs possibles, suivant les besoins de l’enquête déjà en cours », a-t-elle déclaré devant l’hémicycle.
Yassine Fall a également rappelé que plusieurs dossiers liés à des violences passées restent pendants, soulignant que la souffrance des familles endeuillées traverse les régimes et les alternances politiques.
« Des hommes et des femmes ont été tués dans ce pays et, aujourd’hui encore, leurs familles réclament justice. Dans notre gouvernement, la loi sera dite et les responsabilités seront établies », a-t-elle promis.
Mise en garde contre la récupération politique
Déplorant ce qu’elle qualifie d’accusations injustes, la ministre a appelé la classe politique à éviter toute instrumentalisation des drames humains. Selon elle, la recherche de la vérité doit primer sur les calculs partisans.
« On ne doit pas politiser la mort d’un jeune qui était l’espoir de sa famille et l’avenir du pays », a-t-elle insisté.
Liberté d’expression et respect du cadre légal
Enfin, tout en réaffirmant l’attachement des autorités à la liberté d’expression, la Garde des Sceaux a rappelé que celle-ci doit s’exercer dans le respect strict des lois en vigueur.
« Nous nous sommes battus pour la liberté d’expression, mais il faut également prendre en compte les lois. Il faut apprendre à dire la vérité », a-t-elle conclu.

