Succession à l’ONU : Dr Yoro Dia prédit un soutien « fatal » de l’UA à Macky Sall malgré la frilosité de Dakar

La 39e session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine (UA), close ce dimanche 15 février 2026 à Addis-Abeba, n’a pas encore officialisé son soutien à Macky Sall pour le secrétariat général des Nations Unies. Invité sur le plateau de l’émission « Opinion » (Walf TV), le politologue Dr Yoro Dia a décrypté les raisons de ce report et fustigé l’attitude du nouveau régime sénégalais.
DAKAR, le 16 février 2026 – Le dossier de la candidature de l’ancien président Macky Sall au sommet de la diplomatie mondiale reste sur la table des chefs d’État africains. Si le sommet physique s’est achevé sans annonce officielle, Dr Yoro Dia se veut rassurant : le processus est simplement entré dans une phase de consultation technique.
Le « C10 » aux manettes : un report stratégique
Selon le politologue, la décision a été confiée au C10, le comité des dix chefs d’État chargé de la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, sous l’égide de la Sierra Leone.
« La bonne nouvelle va finir par arriver. Les chefs d’État ont décidé de traiter la question dans le cadre d’une conférence virtuelle ultérieure. L’Union Africaine va fatalement soutenir Macky Sall », a-t-il précisé avec optimisme.
Un enjeu de « Coupe du Monde » diplomatique
Pour Dr Yoro Dia, l’accession d’un Sénégalais à la tête de l’ONU dépasserait toutes les performances passées du pays sur la scène internationale.
- Symbolisme national : « Si Macky Sall devient SG de l’ONU, c’est comme si le Sénégal gagnait la Coupe du Monde ».
- Soutien confessionnel : Sa nomination serait une première pour un dirigeant musulman, ce qui lui garantirait, selon le politologue, l’appui massif de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI).
Diplomatie « timorée » : Le Sénégal au banc des accusés
Le Dr Yoro Dia n’a pas ménagé ses critiques envers l’actuel exécutif sénégalais. Il a pointé du doigt ce qu’il appelle le « grand étonnement » des autres délégations africaines face au manque d’implication de Dakar.
Un risque de « ridicule » continental
Le politologue avertit : en ne portant pas activement cette candidature, le Sénégal se « ridiculise ». Pour lui, la diplomatie d’État doit l’emporter sur les rancunes politiques internes. Il appelle les nouvelles autorités à cesser leur posture de réserve pour saisir cette opportunité historique qui placerait le Sénégal au centre de la géopolitique mondiale.

