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Niger : Le Général Abdourahmane Tiani dresse un bilan économique « au vert » malgré la conjoncture -

Niger : Le Général Abdourahmane Tiani dresse un bilan économique « au vert » malgré la conjoncture

Qui est le nouvel homme fort du Niger, le général Abdourahmane Tiani ? |  TV5MONDE - Informations

Lors d’un entretien exclusif accordé à la télévision nationale, le président de la transition nigérienne, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, a brossé un portrait optimiste de la santé financière du pays. Entre croissance robuste, inflation maîtrisée et dette soutenable, le dirigeant affirme que le Niger est sur la voie de la prospérité.

Niamey, le 14 février 2026 – Alors que la sous-région fait face à d’importantes mutations géopolitiques, le Niger semble vouloir rassurer les investisseurs et sa population sur sa résilience économique. Le Général Tiani a profité de sa tribune médiatique pour aligner des chiffres qui témoignent d’une stabilité macroéconomique retrouvée.

Une croissance robuste et une inflation sous contrôle

Selon le président de la transition, l’économie nigérienne affiche une vitalité remarquable. Pour l’année 2026, le taux de croissance est projeté à 6,9 %. Bien que ce chiffre soit en légère baisse par rapport à des périodes de pic antérieures, il reste l’un des plus élevés de la zone UEMOA/AES.

Cette croissance s’accompagne, selon le chef de l’État, d’une inflation maîtrisée, garantissant ainsi le pouvoir d’achat des populations face aux perturbations des marchés mondiaux.

Des indicateurs budgétaires assainis

Le Général Tiani a insisté sur la rigueur de la gestion des finances publiques. Deux indicateurs majeurs ont été mis en avant :

  • Le déficit budgétaire : Il a été ramené de 4,1 % à 3,2 %, se rapprochant ainsi des normes de convergence régionales.
  • Les comptes extérieurs : Le président a fièrement annoncé que ces comptes sont désormais excédentaires, signe d’une balance commerciale plus équilibrée.

Une dette publique jugée « soutenable »

Contrairement aux craintes de surendettement souvent évoquées lors de changements de régime, le dirigeant nigérien a tenu à clarifier la situation. La dette publique du Niger représente actuellement 43,2 % du Produit Intérieur Brut (PIB).

« Nous sommes bien loin des 70 % qui constituent le seuil d’alerte », a-t-il précisé, soulignant que le pays conserve une marge de manœuvre confortable pour financer ses projets de développement.

Vers des services publics plus efficaces

Au-delà des chiffres, Abdourahmane Tiani lie ces performances économiques à une réforme de l’appareil d’État. Il affirme que les services publics sont devenus plus « efficaces », permettant à ces « débuts de prospérité » de bénéficier directement au Nigérien moyen.

Ce discours intervient dans un contexte de souveraineté assumée, où le Niger, à l’instar de ses voisins du Burkina Faso et du Mali, cherche à démontrer qu’une gestion endogène peut produire des résultats probants malgré les sanctions et les pressions internationales.

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