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Crise à l'UCAD : Le Collectif des amicales dément les accusations de saccage et pointe la responsabilité de la police -

Crise à l’UCAD : Le Collectif des amicales dément les accusations de saccage et pointe la responsabilité de la police

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Le bras de fer entre les étudiants et les autorités prend une nouvelle tournure. Ce samedi, le Collectif des amicales de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a vigoureusement rejeté les accusations de destruction de biens publics pesant sur ses membres. Le collectif dénonce une manipulation visant à protéger les forces de l’ordre et réclame la libération de ses camarades.

Dakar, le 14 février 2026 – La tension est loin de retomber sur le campus social. Alors que le Procureur a ordonné une enquête exhaustive, le Collectif des amicales est sorti du silence pour démonter, point par point, les accusations portées contre les étudiants actuellement en garde à vue à la Police centrale.

La facture salée du COUD : 500 millions de FCFA en question

Au cœur de la polémique se trouve un rapport du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) qui évalue les dégâts matériels des récents affrontements à la somme colossale de 500 millions de francs CFA. Selon les avocats du collectif, c’est sur la base de ce document que les charges de « destruction de biens publics » ont été retenues contre les étudiants détenus.

« Aucun rapport du COUD ne saurait être imputé à nos camarades », tranche le collectif dans son communiqué. Les représentants estudiantins s’interrogent sur la crédibilité d’une telle accusation : comment une poignée d’étudiants pourrait-elle être tenue pour seule responsable de destructions d’une telle ampleur ?

Des vidéos qui incrimineraient les forces de l’ordre

Pour le collectif, la stratégie des autorités est claire : « exonérer les forces de défense et de sécurité de toute responsabilité ». Les étudiants retournent l’accusation et s’appuient sur des preuves numériques. Ils affirment que des vidéos, largement relayées sur les réseaux sociaux, montrent « clairement des policiers procéder à la destruction d’édifices et de biens appartenant aux étudiants ».

Cette ligne de défense vient percuter frontalement la communication du Procureur qui, plus tôt dans la journée, affirmait que les éléments de l’enquête ne corroboraient pas les thèses de violences physiques.

Une exigence de justice pour Abdoulaye Ba

Au-delà des dégâts matériels, le collectif place la vie humaine au centre de ses revendications. Il réaffirme que la priorité absolue reste la manifestation de la vérité sur la mort d’Abdoulaye Ba. Ils exigent :

  • La libération immédiate et sans condition des membres des amicales détenus.
  • Une enquête réellement impartiale qui ne se limite pas aux rapports administratifs du COUD.

Un écho au principe de « Souveraineté de l’État »

Cette situation de crise rappelle les enjeux de la « crédibilité de l’administration publique » évoqués dans la récente proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale. Pour les étudiants, la souveraineté et l’autorité de l’État ne peuvent s’exprimer par ce qu’ils qualifient de « démarche autoritaire » et de « charges infondées ».

Alors que le Collectif prend « l’ensemble des étudiants à témoin », le face-à-face entre le monde universitaire et l’appareil judiciaire semble s’engager dans une impasse dangereuse pour la stabilité du campus.

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