Sénégal : la pêche artisanale menacée par les flottes industrielles

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Du Cap‑Skirring à la Garde-Côtes, les pêcheurs artisanaux sénégalais dénoncent des incursions répétées de navires industriels dans les zones qui leur sont normalement réservées. Malgré la limite officielle des 12 milles nautiques, le contrôle maritime reste insuffisant, mettant en danger les moyens de subsistance de milliers de familles côtières.

Les chaluts lourds des industriels détruisent souvent les filets traditionnels et perturbent les bancs de poissons. Pour continuer à pêcher, les artisans doivent s’éloigner des côtes, ce qui allonge leurs sorties en mer et augmente les risques pour leur sécurité. Cette situation menace également la sécurité alimentaire nationale : la pêche artisanale fournit une part importante des protéines animales consommées au Sénégal.

Face à ce constat, l’Union nationale des pêcheurs artisanaux a lancé un recensement des zones de conflit et réclame des mesures concrètes, comme des patrouilles renforcées et une cartographie précise des espaces réservés. Le dilemme est clair : comment concilier ouverture aux marchés internationaux et protection des communautés locales ? Sans arbitrage efficace, l’équilibre des villages côtiers, et avec lui le marché national du poisson, reste fragilisé.


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