Moctar Sourang alerte Pastef : « La volonté ne suffit plus, il faut une rupture dans la pratique »

Moctar Sourang : « Nous avons rencontré Abdoulaye Wade et il nous a  confirmé sa participation à la prochaine réunion du FRN » – Sénégal Info

Invité de l’émission « Grand Jury » sur la RFM ce dimanche 8 février 2026, Moctar Sourang, président de l’Union nationale patriotique (UNP), a dressé un bilan sans concession de la gouvernance actuelle. S’il soutient le régime, il pointe du doigt une administration « immobile » qui menace le projet de rupture porté par le duo Diomaye-Sonko.

Par Abdallah

L’heure n’est plus aux déclarations d’intention, mais à l’efficacité administrative. C’est, en substance, le message qu’a voulu faire passer Moctar Sourang, ancien coordonnateur du Front de résistance nationale (FRN), ce dimanche. Pour cet allié du pouvoir, le fossé entre les promesses électorales et la réalité quotidienne des Sénégalais commence à se creuser dangereusement.

Une administration « à deux vitesses »

Le principal grief de Moctar Sourang porte sur le fonctionnement de l’appareil d’État. Selon lui, malgré l’alternance, l’administration sénégalaise reste prisonnière de ses vieux démons : favoritisme et lenteur.

« L’Administration sénégalaise ne fonctionne pas au service de tous les citoyens. Sans relations, sans argent, beaucoup de droits deviennent inaccessibles », a-t-il déploré avec amertume.

Pour le président de l’UNP, cette persistance des logiques anciennes — où le réseau personnel prime sur le droit citoyen — est en totale contradiction avec l’engagement de transparence pris devant le peuple.

L’inertie, ennemie du projet politique

Moctar Sourang reconnaît une « intention de changement », mais regrette que celle-ci ne se traduise pas par des actes tangibles. Il pointe un manque de contrôle et un désordre persistant qui paralysent les réformes.

Cette inertie fait peser un risque majeur : celui de voir le discours souverainiste se fracasser contre la réalité d’un État incapable de se réformer. Pour lui, si les pratiques ne changent pas radicalement, le régime actuel risque de reproduire « les mêmes travers » que ses prédécesseurs.

« Pas de droit à l’erreur »

L’avertissement de M. Sourang est clair : la légitimité du pouvoir est fragile et repose sur des attentes immenses.

« Ce régime n’a pas le droit à l’erreur. Trop de sacrifices ont été consentis », a-t-il rappelé sur les ondes de la RFM.

Face à ce qu’il qualifie de « principal point de fragilité », il appelle à une rupture immédiate, rigoureuse et exemplaire. Restaurer la confiance passera obligatoirement par une administration plus proche des citoyens et plus performante. Pour Moctar Sourang, il est encore temps de corriger le tir, mais l’horloge tourne.

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