[EXCLUSIF] Scandale de Keur Massar : Les aveux de Pape Cheikh Diallo devant les enquêteurs

L’enquête sur le démantèlement d’un réseau présumé de pratiques homosexuelles à Keur Massar prend une tournure retentissante. Entre saisies d’audios compromettants et rapports médicaux alarmants, les révélations de l’animateur Pape Cheikh Diallo lors de son audition secouent l’opinion.
Par Abdallah
L’affaire qui défraie la chronique depuis quelques jours vient de franchir une étape décisive. La Brigade de Recherches de la Compagnie de Keur Massar, qui a mis la main sur 12 individus, a livré les premiers éléments d’une enquête qui s’annonce explosive. Au cœur du dossier : des célébrités du paysage médiatique et artistique sénégalais.
Des preuves numériques accablantes
Lors de l’exploitation des téléphones portables saisis sur les lieux, les gendarmes sont tombés sur des éléments techniques difficiles à contester. Selon des sources proches de l’enquête, des audios jugés « compromettants » impliquant l’animateur Pape Cheikh Diallo et le chanteur Djiby Dramé ont été extraits et versés au dossier.
« Une habitude dont je ne peux plus me départir »
Confronté à ces preuves lors de son interrogatoire, l’animateur vedette de la TFM aurait, selon les informations de Seneweb, reconnu les faits. Ses déclarations, consignées dans le procès-verbal d’audition, laissent transparaître une forme de détresse :
« Je le fais indépendamment de ma volonté parce que c’est une habitude chez moi. Je ne peux plus m’en départir », aurait-il confessé aux enquêteurs.
Si Pape Cheikh Diallo a refusé de livrer l’identité de ses partenaires, le chanteur Djiby Dramé se serait montré plus loquace. Ce dernier aurait évoqué devant la gendarmerie l’existence d’une relation entre l’animateur et un certain Doudou Lamine Dieng, évoluant dans le secteur bancaire.
Une dimension sanitaire préoccupante
Au-delà de l’aspect pénal lié aux « actes contre nature », l’affaire prend une dimension de santé publique. Les rapports médicaux versés au dossier révèlent que sur les 12 suspects arrêtés, huit sont porteurs du VIH.
Cette situation aggrave considérablement les charges pesant sur les mis en cause. En plus de l’association de malfaiteurs, ils sont poursuivis pour :
- Transmission volontaire du VIH/Sida par rapports sexuels non protégés.
- Mise en danger de la vie d’autrui.
Le parquet de Pikine-Guédiawaye entre en scène
Le face-à-face avec la justice est imminent. Sauf changement de dernière minute, les 12 suspects doivent être déférés ce lundi devant le procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye. Ce dernier devra décider de l’ouverture d’une information judiciaire ou d’un renvoi direct devant le tribunal des flagrants délits.

