IMPACTÉS DU TER : Le cri de détresse de « ceux qu’on ne voit pas »

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Les populations affectées par le projet du Train express régional (TER) continuent de subir ses conséquences sociales près de dix ans après le lancement des travaux. Dans une récente publication, le député Guy Marius Sagna est revenu sur le sort des familles déplacées, dénonçant une injustice persistante depuis 2016.

Selon lui, de nombreux impactés sont toujours en attente de solutions concrètes, courant derrière leurs terrains, leurs habitations, leurs indemnisations et même leurs documents administratifs. « Dix ans, c’est trop », déplore l’élu, soulignant que le coût réel du TER ne saurait se résumer aux plus de 1 200 milliards de francs CFA investis par l’État, mais qu’il inclut également « la sueur et le sang » des populations sacrifiées pour la réalisation de l’infrastructure.

Guy Marius Sagna s’en prend vivement à un État qu’il qualifie de néocolonial et parasitaire, l’accusant d’avoir trompé les communautés concernées avant de les abandonner à des drames sociaux pourtant prévisibles. Il met également en cause la crédibilité des études d’impact économiques, sociales et environnementales, qu’il juge ni démocratiques, ni transparentes, encore moins participatives.

À titre d’illustration, le parlementaire cite le cas de Sébikotane, où l’absence de passerelle complique dangereusement la mobilité des populations et pose un réel problème de sécurité. Une situation qu’il estime urgente et qui, selon lui, ne peut être réglée sans écoute, dialogue et prise en charge effective des préoccupations locales.

Interpellant directement le gouvernement issu de la Révolution démocratique, Guy Marius Sagna rappelle que rendre justice aux impactés du TER relève d’une obligation morale et politique. « Ce n’est pas une option », insiste-t-il. Il a par ailleurs réaffirmé sa solidarité avec les populations concernées, rencontrées lors d’un rassemblement tenu le samedi 31 janvier 2026 à Sébikotane, tout en appelant les usagers quotidiens du TER à faire preuve de reconnaissance, de considération et de solidarité envers ces familles déplacées.

En conclusion, le député réaffirme son engagement à rester aux côtés des impactés jusqu’au règlement intégral des indemnisations dues par l’État, lançant un appel solennel : « Plus jamais ça au Sénégal. »

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