POLITIQUE : El Malick Ndiaye lance l’offensive locale de Pastef depuis Birkilane

Après un passage spirituel à Diamal, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a franchi une étape politique majeure ce week-end. En inaugurant le siège départemental de Pastef à Birkilane, il a tracé la feuille de route du parti pour les prochaines décennies.
Un symbole fort : Le siège « Tamsir Cissé »
L’infrastructure n’a pas été baptisée au hasard. En lui donnant le nom de Tamsir Cissé, un « martyr » local des luttes politiques, Pastef lie son passé de résistance à son avenir institutionnel. Pour El Malick Ndiaye, ces sièges ne sont pas de simples bureaux, mais :
- Des centres de formation : Dédiés à l’entrepreneuriat, à la citoyenneté et à la gouvernance pour les jeunes et les femmes.
- Une locomotive : L’outil principal pour asseoir l’organisation du « parti le plus structuré du pays ».
Cap sur les Élections Locales
Le message adressé aux militants de Birkilane est sans équivoque : la victoire à la présidentielle et aux législatives n’était qu’un début.
- Objectif « Grand Chelem » : Remporter la majorité des mairies et des conseils départementaux pour verrouiller le maillage territorial.
- Un règne de 50 ans : El Malick Ndiaye a affiché une ambition de long terme, estimant que la transparence et la redevabilité pourraient maintenir Pastef au pouvoir pendant un demi-siècle.
Discipline et structuration
À l’approche de la vente des cartes de membres, le président de l’Assemblée nationale a posé ses exigences pour la survie du mouvement :
- Unité absolue : Appel à « taire les querelles internes » qui pourraient fragiliser la base.
- Discipline : Renforcement des cellules de base pour préparer la prochaine phase d’organisation nationale.
L’inauguration de Birkilane marque le passage de Pastef d’un mouvement de contestation à une machine électorale hégémonique. En ciblant les élections locales, El Malick Ndiaye cherche à transformer l’essai national en un ancrage communautaire profond. L’évocation d’un pouvoir de « cinquante ans » montre que le parti ne se voit plus comme une parenthèse de transition, mais comme le nouvel architecte de la vie politique sénégalaise sur le très long terme.

