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RÉVÉLATION : Le décret secret qui a réhabilité le Pastef avant l'élection -

RÉVÉLATION : Le décret secret qui a réhabilité le Pastef avant l’élection

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L’ancien Premier ministre Sidiki Kaba a levé le voile, ce vendredi 31 janvier 2026, sur un acte administratif resté confidentiel : un décret présidentiel de Macky Sall rétablissant la légalité du parti Pastef peu avant le scrutin de 2024.

L’abrogation du décret de dissolution

Selon Me Sidiki Kaba, la survie juridique du parti Pastef a tenu à un texte précis pris en pleine crise pré-électorale :

  • Le Décret : N° 2024-830 du 15 février 2024.
  • L’effet : Il abroge le décret précédent (N° 2023-1407 du 31 juillet 2023) qui avait prononcé la dissolution du parti.
  • La conséquence : Cet acte a remis le Pastef dans la légalité, lui permettant d’opérer officiellement durant la campagne.

La « Clé de voûte » de la victoire

L’ancien chef du gouvernement analyse cet acte non pas comme une simple procédure, mais comme le moteur de la transition :

  1. Légitimité de campagne : C’est ce décret qui a permis aux leaders du Pastef de mener une campagne structurée et légale.
  2. Pacification : Me Kaba l’inscrit dans la volonté de Macky Sall de laisser un « pays en paix » après avoir renoncé à un troisième mandat.
  3. Inclusivité : Ce geste a garanti l’organisation d’une élection ouverte, évitant au pays une crise de légitimité majeure après le scrutin.

Un acte de « realpolitik »

Pour l’auteur, cette décision illustre une volonté de stabiliser les institutions. En réintégrant son principal opposant dans le jeu légal, le président sortant aurait sciemment préparé le terrain pour une passation de pouvoir apaisée, indépendamment de l’issue des urnes.

Cette révélation de Sidiki Kaba est capitale pour l’histoire politique du Sénégal. Elle montre que, dans les coulisses du pouvoir, la décrispation était déjà actée par le président Macky Sall avant même la campagne électorale. Cela explique pourquoi le parti a pu déployer ses moyens logistiques et ses mandataires sans entrave administrative majeure au moment du vote, transformant un mouvement « dissous » en un appareil de conquête électorale légitime.

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