SAINT-LOUIS : Infiltrations et embuscades, le coup de maître de la Brigade de Recherches

Profitant de la ferveur religieuse de la Ziarra de Fass Ngom, un réseau de trafiquants de drogue pensait pouvoir opérer en toute impunité. C’était sans compter sur la Brigade de Recherches (BR) de Saint-Louis, qui a démantelé l’organisation au terme d’une opération d’infiltration spectaculaire.
La Ziarra sous surveillance
Tout commence les 11 et 12 janvier 2026. Anticipant les risques liés à l’affluence, le Commandant de Compagnie mobilise ses hommes. Une première vague d’arrestations cible trois individus (M. Sow, M. Fall et A. Fall) en plein flagrant délit de consommation d’ecstasy et de chanvre indien. Mais pour les enquêteurs, ces hommes ne sont que la face émergée de l’iceberg.
L’agent infiltré : le piège se referme sur le chef
Le 27 janvier, la BR change de stratégie et lance une opération d’infiltration. Un gendarme en civil parvient à gagner la confiance du chef du réseau, A. Tall.
- La manœuvre : L’agent passe une commande importante.
- Le dénouement : Ne se doutant de rien, A. Tall se rend à la livraison. Il est immédiatement interpellé avec une importante quantité de « Souss » (ecstasy) sur lui.
Course-poursuite et saisie de chanvre indien
L’enquête rebondit le 29 janvier avec l’identification de M. A. Diop, cerveau présumé du trafic de chanvre indien dans le département. Une nouvelle embuscade est tendue :
- L’interception : Alors qu’il livre sa marchandise à bord d’une moto Jakarta, Diop est arrêté.
- La saisie : Plus de 3 kilogrammes de chanvre indien sont récupérés.
- La fuite : Ses lieutenants ont réussi à s’échapper à moto et font l’objet d’une traque active par les unités de la Compagnie.
Cette opération souligne la montée en puissance de l’ecstasy (le « souss ») dans les régions du nord, un produit qui supplante parfois le chanvre indien traditionnel. L’utilisation de l’infiltration montre que la gendarmerie ne se contente plus de contrôles routiers classiques, mais adopte des méthodes de renseignement sophistiquées pour décapiter les réseaux à la source, même lors d’événements religieux.

