JUSTICE : Sept « malfaiteurs » présumés devant le tribunal après un coup de filet à Mont-Rolland

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L’opération menée par la gendarmerie au village de Ndiaye Bopp a porté ses fruits. Sept hommes, dont trois ressortissants étrangers, ont été présentés au juge après la découverte d’un véritable arsenal et de produits illicites dans leur repaire.

1. Un arsenal et un butin hétéroclite

La descente des gendarmes, déclenchée par un renseignement précis, a permis une saisie révélatrice des activités du groupe :

  • Stupéfiants : 500 grammes de chanvre indien, des joints confectionnés et du diluant.
  • Armes blanches : Plusieurs machettes, justifiant le chef d’inculpation de détention illégale d’armes.
  • Bétail : Des chèvres identifiées comme étant le produit de vols commis dans les environs.

2. Une défense de groupe : Le déni systématique

Malgré la flagrance des saisies opérées sur les lieux de leur interpellation, les sept prévenus (A. Diallo, A.P. Diallo, L. Diallo, C. Diouf, M. Mbengue, A. Dia et O. Ciss) ont adopté la même stratégie devant le tribunal :

  • Contestation totale : Ils nient toute implication dans un réseau de malfaiteurs.
  • Origine des biens : Ils réfutent avoir eu connaissance de la provenance illicite des chèvres ou de la présence de la drogue.

3. Les réquisitions : Entre fermeté et requalification

Le procureur de la République a estimé que si le groupe était bel et bien constitué pour nuire, la qualification juridique de certains faits devait être ajustée pour mieux coller à la réalité de l’enquête :

  • Requalifications demandées : Le parquet a suggéré de passer de « vol de chèvres » à recel, et d’ « offre de drogue » à détention et usage.
  • Peine requise : Le ministère public a réclamé trois mois de prison ferme pour l’ensemble des sept prévenus, jugeant l’association de malfaiteurs et la détention d’armes comme « constantes ».

Ce dossier illustre la recrudescence du vol de bétail couplé au petit trafic de drogue dans les zones rurales. La requalification demandée par le procureur (vers le recel) suggère que, bien que la possession des chèvres soit établie, la preuve directe de l’acte de soustraction (le vol lui-même) est parfois difficile à apporter sans témoin oculaire. Le délibéré du tribunal sera crucial pour confirmer si ces trois mois ferme suffiront à démanteler durablement ce foyer d’insécurité à Mont-Rolland

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