DÉFENSE : Le Mali devient la 1ère puissance militaire de l’UEMOA en 2026

Le classement annuel de l’organisme américain Global Firepower vient de livrer son verdict pour l’année 2026. Porté par une politique de réarmement intensif, le Mali franchit un cap historique en s’emparant de la tête du classement au sein de l’espace UEMOA, dépassant la Côte d’Ivoire. Cette montée en puissance redessine la carte géopolitique de la sous-région.
Par Abdallah
Une ascension fulgurante pour Bamako
Le Mali ne se contente plus de lutter contre l’insécurité ; il structure une force de frappe qui rayonne désormais à l’échelle continentale.
- Rang Mondial : 104ᵉ position.
- Rang Africain : 17ᵉ (sur 54 pays).
- Statut Régional : 2ᵉ puissance d’Afrique de l’Ouest (derrière le géant nigérian), mais 1ère au sein de l’UEMOA.
Cette performance s’explique par l’acquisition massive de vecteurs aériens (drones de surveillance et d’attaque, avions de chasse) et un renforcement significatif des effectifs au sol ces deux dernières années.
Le Sénégal : La force de la stabilité
Malgré la poussée des pays en conflit, le Sénégal maintient une position solide et cohérente avec sa doctrine de défense.
- Position UEMOA : 4ᵉ place.
- Position Afrique : 29ᵉ place.
- Position Mondiale : 126ᵉ place.
Le Sénégal se distingue par une armée hautement structurée et des capacités opérationnelles reconnues, notamment dans les missions de maintien de la paix, bien que son budget d’acquisition soit plus « lissé » que celui de ses voisins en situation de crise ouverte.
Le classement Global Firepower utilise le PowerIndex, un score où la valeur $0.0000$ représente la perfection théorique. Le score du Mali s’est amélioré grâce à la diversification de ses partenaires militaires et à la modernisation de sa flotte aérienne.
Toutefois, il est crucial de noter que ce classement valorise la quantité et la diversité des équipements. Si le Mali et le Burkina Faso grimpent dans le classement, c’est une réponse directe à l’urgence sécuritaire (Liptako-Gourma). À l’inverse, le Sénégal privilégie un équilibre entre formation d’élite, renseignement et équipements conventionnels, restant le garant de la stabilité côtière.

