DIPLOMATIE : L’Union africaine tire la sonnette d’alarme sur la situation au Soudan du Sud

Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a exprimé ce mardi sa vive inquiétude face au regain de violences qui frappe le Soudan du Sud. Le focus est particulièrement mis sur l’État de Jonglei, devenu l’épicentre de nouveaux affrontements et de déplacements massifs de civils.
Par Abdallah
Un rappel à l’ordre ferme
L’UA condamne fermement toute action ou discours de haine pouvant aggraver la situation. Pour Mahmoud Ali Youssouf, ces dérives constituent une violation directe de l’Accord revitalisé pour le règlement du conflit (R-ARCSS), pierre angulaire de la transition politique dans le pays.
Les points saillants de son intervention :
- Priorité à la protection : Rappel de la responsabilité des belligérants dans la mise en sécurité des femmes et des enfants.
- Respect du cessez-le-feu : Appel immédiat à la désescalade et au respect des engagements de partage du pouvoir.
- Gouvernance inclusive : Nécessité de revenir à la table des négociations pour une stabilité à long terme.
Une action coordonnée pour la paix
L’Union africaine ne compte pas agir seule. Elle réaffirme sa détermination à travailler main dans la main avec :
- L’IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement).
- L’ONU (Organisation des Nations Unies).
- Les partenaires internationaux.
L’objectif reste le maintien d’une paix durable et la réussite du processus de réconciliation nationale, alors que le pays lutte pour stabiliser ses institutions de transition.
L’intervention de Mahmoud Ali Youssouf souligne la fragilité persistante du Soudan du Sud, où les accords de paix peinent souvent à se traduire par une sécurité réelle sur le terrain, loin de la capitale Juba. L’État de Jonglei reste un baromètre critique : si la violence y perdure, c’est l’ensemble du processus électoral et de transition qui pourrait être remis en cause d’ici la fin de l’année 2026.

